Épître aux Hébreux (suite)

 

10. Le sentier de la foi (Chapitre 11)

Le chapitre 3 s'adresse aux croyants comme «participants à l'appel céleste». Nous sommes appelés de la terre au ciel. Le chapitre 9 montre que le ciel est ouvert au croyant, car Christ est entré dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu. Au chapitre 10, nous voyons que les croyants ont été rendus propres pour le ciel par l'œuvre de Christ, de sorte que, déjà maintenant, tandis qu'ils sont sur la terre, ils peuvent entrer en esprit dans les joies célestes au-dedans du voile.

Le chapitre 11 nous présente le sentier que l'homme céleste doit fouler alors qu'il traverse ce monde, étant en route vers le ciel. L'enseignement montre clairement que, du début à la fin, c'est un sentier de foi. Tout le chapitre est un magnifique développement de la citation du prophète Habakuk, à la fin du chapitre précédent: «Le juste vivra de foi».

Nous souvenant à qui l'épître est écrite, nous pouvons comprendre que tout un chapitre doive être consacré à insister sur la foi comme étant le grand principe par lequel le croyant vit. Ces croyants hébreux pouvaient avoir des difficultés particulières à accepter le sentier de la foi, car ils avaient été élevés dans un système religieux qui faisait très expressément appel à la vue. La religion juive avait pour centre un temple magnifique avec ses autels et ses sacrifices matériels. Ceux-ci étaient offerts par une sacrificature officielle revêtue de magnifiques vêtements, conduisant des cérémonies somptueuses selon un rituel établi.

Mais tout cela avait été mis de côté par le christianisme, dans lequel ils avaient été introduits. Ces croyants devaient apprendre que, dans le christianisme, il n'y a rien pour la vue, mais tout pour la foi. En outre, les choses visibles de la religion juive n'étaient que l'ombre des biens à venir; tandis que les choses invisibles du christianisme en sont la substance. Ils avaient été appelés hors du camp juif pour sortir vers Christ et son opprobre. Ils étaient sortis et l'écrivain les exhorte à ne pas se retirer.

Les exhortations et les avertissements de l'auteur de l'épître ont pour nous aujourd'hui une voix solennelle; car la chrétienté, dans une large mesure, s'est retirée: elle a tourné le dos — bien que peut-être pas dans le plein sens des paroles employées au chapitre 10, versets 38 et 39, qui parlent d'apostasie positive. C'est par imitation qu'elle s'est retirée. Elle a copié le système juif en édifiant de nouveau des temples splendides, avec des autels visibles; elle a ordonné des sacrificateurs officiels pour conduire des cérémonies compliquées qui font appel à la vue et à l'homme naturel, sans soulever la question de la conversion ou de la nouvelle naissance. Ainsi, la chrétienté, sans renoncer à la profession de christianisme pour retourner au judaïsme, a cherché à lier le judaïsme au christianisme; le résultat est qu'elle a perdu les vérités vitales du christianisme, dans lesquelles seul le vrai croyant peut entrer, tout en retenant les éléments extérieurs du judaïsme que l'homme naturel peut apprécier.

Dans cet important chapitre, nous laissons les ombres derrière nous pour entrer dans le sentier de la foi, seul moyen de connaître et de goûter les réalités divines. Nous apprenons en outre que dans toutes les dispensations, la foi a été le lien vital avec Dieu.

Après les trois premiers versets d'introduction, le chapitre se divise naturellement en trois sections principales:

1. Les versets 4 à 7 présentent la foi comme le grand principe par lequel nous nous approchons de Dieu et échappons au jugement à venir.

2. Les versets 8 à 22 donnent des exemples d'hommes de foi ayant saisi le propos de Dieu pour le monde à venir, ce qui les a rendus capables de marcher comme étrangers et forains sur la terre.

3. Les versets 23 à 28 montrent la foi remportant la victoire sur le diable, et sur le présent siècle avec tous ses attraits et ses difficultés.

 

Introduction (11: 1-3)

Verset 1 — Les versets d'introduction présentent les grands principes de la foi. Le premier verset n'est pas à proprement parler une définition de la foi, mais plutôt une constatation de ce que produit la foi. Il nous dit ce que la foi fait plutôt que ce qu'elle est. La foi est l'assurance des choses qu'on espère. Elle rend entièrement réelles à notre âme les choses que nous attendons. Elle donne la conviction des choses qu'on ne voit pas. Les choses invisibles deviennent aussi réelles pour le croyant que si elles étaient présentes à la vue, «bien plus même, car on peut être trompé par les choses que l'on voit» (J.N.D.).

Verset 2 — Par la foi, les anciens ont reçu témoignage. Cela n'a pas été par leurs œuvres ou par leur vie, mais par leur foi qu'ils ont reçu témoignage. Ils étaient des hommes et des femmes ayant les mêmes passions que nous; leur vie a souvent été troublée par plus d'un manquement, et leurs œuvres ont été, dans certaines occasions, condamnables. Mais, en dépit de tous leurs manquements, ils étaient caractérisés par la foi en Dieu et, après que leur histoire a été relatée, il nous est rappelé de nouveau, à la fin du chapitre, que c'est par la foi qu'ils ont reçu témoignage.

Verset 3 — Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu. L'homme naturel, le cœur rempli d'inimitié contre Dieu, cherche, par la raison, à expliquer sans Dieu la formation de l'univers. Il voudrait bien trouver l'origine du monde dans la matière et les forces de la nature. Il s'ensuit qu'il tâtonne dans l'obscurité et ne trouve aucune certitude dans ses spéculations. Les théories qui sont saluées triomphalement par une génération comme étant le dernier mot de la sagesse, sont rejetées par la génération suivante comme un non-sens insoutenable. L'homme n'est occupé que des choses qui paraissent. Dieu établit clairement que ce qui se voit ne tire pas son origine de choses qui paraissent. Par la raison, les hommes se perdent dans une mer de spéculations contradictoires; par la foi, le croyant comprend comment les mondes ont été formés. Nous savons que l'origine de la matière n'est pas dans la matière, car les choses qui se voient n'ont pas été faites de choses qui paraissent. La foi sait que tous les mondes ont été appelés à l'existence «par la parole de Dieu».

Les versets d'introduction présentent ainsi trois grands effets de la foi. Premièrement, elle nous rend réelles les choses invisibles; deuxièmement, par elle l'homme de foi reçoit témoignage; et troisièmement, elle nous amène à saisir des choses qui se trouvent en dehors de la compréhension de l'esprit naturel.

 

La foi s'approchant de Dieu (11: 4-7)

Après les versets d'introduction, nous en venons à la première grande division du chapitre, dans laquelle nous voyons que la foi est le grand principe pour s'approcher de Dieu, comme cela est illustré en Abel, pour être délivré de la mort, comme l'exemple d'Énoch nous le montre, et pour échapper au jugement, comme cela est présenté en Noé. Ainsi, par la foi, chaque croyant est placé dans de justes relations avec Dieu.

Verset 4 — En Abel nous est présentée l'unique manière dont un pécheur peut s'approcher de Dieu. Abel savait qu'il était pécheur et que Dieu est un Dieu saint qui ne peut pas passer par-dessus les péchés. Comment alors être en règle avec Dieu? Par la foi, il saisit la seule manière de l'être qui soit offerte à un pécheur sous la sentence de mort. Il vint à Dieu sur le terrain de la mort d'une victime à laquelle aucun péché ne s'attachait. Le sacrifice qu'il offrit à Dieu parlait de Jésus, l'Agneau de Dieu, et ainsi Abel reçut le témoignage d'être juste, Dieu rendant témoignage à ses dons. Dieu n'a pas rendu témoignage à sa vie, ni même à sa foi, mais au sacrifice que sa foi a apporté. Cela reste le chemin de la bénédiction pour un pécheur, et le seul chemin. Celui qui croit en Jésus, qui fait valoir Son grand sacrifice, reçoit le témoignage qu'il est juste. La parole qui lui est adressée est: «Quiconque croit est justifié par lui». C'est ainsi qu'Abel, étant mort, parle encore. Il parle encore du chemin de la foi par lequel un pécheur peut obtenir la bénédiction.

Versets 5, 6 — En Énoch nous est présenté un autre grand trait de la foi: elle délivre de la mort. Nous lisons au sujet d'Énoch que, par la foi, il fut enlevé pour qu'il ne vît pas la mort. En dépit de la vue et de la raison, et contrairement à toute expérience, il attendait d'être enlevé sans voir la mort. Seule la foi pouvait attendre un événement qui ne s'était jamais produit auparavant dans l'histoire des hommes. Ainsi aujourd'hui, le croyant attend, non pas la mort, mais l'enlèvement. Nous attendons un événement qui n'a pas de précédent dans l'histoire de la chrétienté. Nous attendons le son de la trompette et la voix du Seigneur pour nous appeler à sa rencontre en l'air. L'homme naturel attend avec effroi la mort qui mettra un terme à son histoire sur la terre; seul le croyant peut attendre d'être enlevé sans avoir à passer par la mort.

Dans le récit de la Genèse, rien n'est dit de la foi d'Énoch, mais nous lisons à deux reprises qu'il «marcha avec Dieu». C'est manifestement à ce fait que l'auteur se réfère, lorsqu'il dit qu'avant son enlèvement, Énoch «a reçu le témoignage d'avoir plu à Dieu». C'est sur la base de ce témoignage qu'il conclut qu'Énoch devait avoir eu la foi, car sans la foi il est impossible de plaire à Dieu. Il faut que celui qui s'approche de Dieu croie, non seulement que Dieu est, mais qu'il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent.

Verset 7 — En Noé, nous voyons comment la foi échappe au jugement de Dieu. Noé fut averti par Dieu de l'approche du jugement alors qu'extérieurement il n'y avait pas la moindre menace; car lorsque Dieu donna l'avertissement, le jugement à venir ne se voyait pas encore. Pour ce qui en était des choses visibles, tout continuait comme d'habitude. Le Seigneur nous dit que les hommes de ce temps mangeaient et buvaient, se mariaient et étaient donnés en mariage. Mais l'homme de foi crut l'avertissement de Dieu, et, poussé par la crainte, se servit de la ressource que Dieu donnait et échappa ainsi au jugement qui tomba sur le monde. En s'engageant par la foi dans ce chemin, il condamna le monde qui refusait de croire le témoignage que Dieu rendait à un jugement imminent, et il devint héritier avec cette longue lignée de croyants à qui leur foi en la parole de Dieu est comptée à justice.

 

La foi s'emparant du monde à venir (11: 8-22)

Avec le verset 8, nous abordons une autre division du chapitre; elle présente la foi qui embrasse le propos de Dieu pour le monde à venir, rendant le croyant capable de marcher comme étranger et forain dans ce monde.

Dans cette division, qui va jusqu'au verset 22, cinq croyants de l'Ancien Testament sont mentionnés par leur nom: Abraham, Sara, Isaac, Jacob et Joseph, chacun présentant un caractère particulier de la foi, mais attendant tous le monde glorieux à venir.

Verset 8 — Abraham est le grand témoin de cette foi qui s'empare du propos de Dieu, ce qui l'amène à regarder à un autre monde et à marcher dans celui-ci comme étranger. Il fut appelé à quitter le pays où il avait vécu, en vue d'un autre pays qu'il recevrait plus tard. Si Dieu appelle un homme à sortir de ce monde, c'est parce qu'il a un monde meilleur dans lequel il veut l'introduire. On se souviendra qu'Etienne commence son discours devant le sanhédrin en disant: «Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham». C'est une déclaration merveilleuse, mais celle que nous trouvons à la fin du discours est plus merveilleuse encore; ayant les yeux attachés sur le ciel et voyant Jésus debout à la droite de Dieu, Etienne peut dire: «Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu». Sa prédication commence par la vision du Dieu de gloire apparaissant à un homme sur la terre; elle se termine par la contemplation d'un Homme apparaissant dans la gloire de Dieu dans le ciel. Dès que le Seigneur Jésus a pris sa place dans la gloire, nous pouvons voir clairement ce qu'Abraham ne voyait qu'obscurément — le plein résultat de l'appel de Dieu. Comme Abraham, nous avons été appelés selon le dessein de Dieu (2 Timothée 1: 9); mais cela signifie que nous avons été appelés à sortir de ce monde, pour avoir une part avec Christ dans la demeure de gloire où il se trouve, pour être effectivement avec lui et comme lui — conformes à l'image du Fils de Dieu (Philippiens 3: 21; Romains 8: 29; 2 Thessaloniciens 2: 14).

De plus, en Abraham nous avons non seulement une illustration frappante de l'appel souverain de Dieu, mais aussi un exemple remarquable de la réponse de la foi. Nous lisons premièrement: «il s'en alla, ne sachant où il allait». Quitter son pays sans savoir où l'on va semble à l'homme naturel de la folie pure, et contraire à toute raison et à toute prudence. Mais c'est précisément ce qui donne à la foi l'occasion de se manifester. Il suffisait pour la foi d'Abraham que Dieu l'ait appelé: Dieu savait où il le conduisait. Parfois nous désirons voir quel sera le résultat d'un pas fait dans l'obéissance à la parole de Dieu, aussi hésitons-nous à faire le pas. La prudence humaine voudrait peser soigneusement les conséquences de l'obéissance; la foi, donnée de Dieu, les abandonne à Dieu.

Verset 9 — Deuxièmement, Abraham non seulement s'en alla par la foi, mais ayant quitté son ancienne patrie, il marcha par la foi avant d'en recevoir une nouvelle. Ainsi, avec Isaac et Jacob, il revêtit le caractère d'étranger et de forain. Pour lui, le pays dans lequel il demeurait était une terre étrangère, et lui-même un pèlerin demeurant sous des tentes. N'est-ce pas là la vraie position du chrétien aujourd'hui? Nous avons été appelés hors du monde qui nous entoure; nous ne sommes pas encore dans la nouvelle patrie vers laquelle nous nous rendons. En attendant, nous sommes des étrangers sur une terre étrangère et des pèlerins se dirigeant vers une autre patrie.

Verset 10 — Troisièmement, Abraham attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l'architecte et le créateur. Nous apprenons ici ce qui le soutenait dans son pèlerinage à travers une terre étrangère: il attendait la bénédiction future que Dieu a en réserve pour son peuple. Il était entouré par les cités des hommes qui, alors comme aujourd'hui, n'avaient pas de fondements justes. C'est pour cette raison que les cités des hommes sont vouées à la destruction. Abraham attendait la cité de Dieu qui, fondée sur la justice, ne sera jamais ébranlée. Nous savons par le verset 16, et aussi par le chapitre 12 (verset 22), que c'est «la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste». Abraham suit ainsi le sentier de la foi à la lumière du monde à venir.

Pour l'homme naturel, cela peut paraître le comble de la folie de lâcher ce monde visible pour un monde que l'on n'a jamais vu. Mais la cité de Dieu — la Jérusalem céleste — est visible au regard de la foi; et lorsque cette cité magnifique se présentera à la vue, dans toute sa gloire et sa félicité — la cité où il n'y a ni douleurs, ni larmes, ni mort, ni nuit — alors sera manifesté combien Abraham avait raison et combien il était sage; et combien sont sages tous ceux qui suivent ses traces, en laissant de côté ce monde et en marchant comme étrangers et forains vers la cité de Dieu.

Versets 11, 12 — En Sara, nous apprenons en outre que la foi, non seulement regarde à Dieu en présence de difficultés pressantes, mais se confie en Dieu malgré les impossibilités naturelles. Elle ne regarda pas aux moyens ordinaires d'obtenir un fils, ni ne raisonna en se demandant: Comment cela est-il possible? Sa confiance était en Dieu: il accomplirait fidèlement sa parole, comme il lui plairait. Dieu honora sa foi en lui donnant un enfant, «et cela, étant hors d'âge». Ainsi Dieu fait naître une postérité innombrable, selon son propos; mais il le fait selon ses propres voies, se servant de quelqu'un qui était «déjà amorti». Il en est souvent ainsi dans les voies de Dieu; il accomplit ses plans par des vases de faiblesse, dans des circonstances qui paraissent désespérées. Il fait sortir la force de la faiblesse, le manger de celui qui mange, la vie de la mort, et «des gens qui sont comme les étoiles du ciel en nombre» «d'un homme déjà amorti». «Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur!»

Versets 13-16 — Il nous est encore dit que ces croyants, non seulement ont vécu par la foi, mais aussi «sont morts dans la foi», n'ayant pas reçu les choses promises. Lorsqu'ils sont morts, Dieu nous donne un résumé magnifique de leur vie. Nous savons que dans leur histoire il y a eu beaucoup de manquements, car ils étaient des hommes ayant les mêmes passions que nous, et ces manquements ont été rapportés pour nous servir d'avertissement. Ici ils sont passés sous silence, et Dieu relate tout ce qui, dans leur vie, a été le fruit de sa propre grâce. Ces versets sont l'épitaphe de Dieu sur les patriarches.

Premièrement, il nous est dit qu'ils regardaient au-delà des choses visibles. Ils voyaient les promesses «de loin». Leur esprit était pénétré de la certitude de la gloire future et leur cœur s'attachait à cette espérance.

Deuxièmement, cette gloire que saisissait leur cœur produisait un effet pratique dans leur vie: ils ont proclamé qu'ils étaient étrangers et forains sur la terre.

Troisièmement, se reconnaissant étrangers et forains, ils rendaient un témoignage sans équivoque: «Car ceux qui disent de telles choses montrent clairement qu'ils recherchent une patrie».

Quatrièmement, ils ont triomphé de la tentation de retourner dans le monde qu'ils avaient quitté. Ceux qui répondent à l'appel de Dieu et se séparent de ce présent siècle feront l'expérience que le diable cherchera à les ramener dans le monde en leur donnant des occasions d'y retourner. La convoitise de la chair, les attraits du monde, les exigences des relations naturelles, les obligations professionnelles nous offriront, de différentes manières et à différents moments, des occasions de retourner en arrière. Abraham déclara clairement qu'il était étranger et pèlerin. Lot manifesta clairement qu'il se contentait de suivre un homme, car il est rapporté à trois reprises qu'il allait avec Abraham. Aussi, lorsque l'occasion se présenta, Lot la saisit et retourna dans les villes de la plaine, tandis qu'Abraham poursuivait son chemin vers la cité de Dieu. Hélas! combien de personnes, depuis les jours de Lot, ne s'étant pas emparées des promesses, ont trouvé une occasion de se détourner d'un sentier que l'homme naturel ne peut suivre et où la chair rencontre sans cesse des épreuves.

Si nous voulons échapper aux tentations de retourner en arrière, ayons soin de montrer clairement que nous sommes du côté du Seigneur. Si nous voulons le montrer clairement, acceptons d'une manière bien nette le sentier de la séparation du monde, comme étrangers et forains. Si nous voulons véritablement être étrangers et forains, fixons nos regards sur la plénitude de bénédictions qui nous est révélée dans le monde céleste: soyons persuadés de la réalité de la gloire à venir et serrons-la dans nos affections.

Cinquièmement, ayant refusé les occasions de retourner dans leur ancienne patrie, ils étaient libres pour poursuivre leur chemin en ayant leurs désirs fixés sur «une meilleure» patrie, c'est-à-dire «une céleste».

Sixièmement, l'Écriture déclare, à propos d'hommes dont la vie a porté ces caractères: «Dieu n'a point honte… d'être appelé leur Dieu». Dans les détails de leur vie, il y a eu de nombreux manquements, et bien des choses dont sans doute ils ont eu honte, mais les grands principes directeurs de leur vie, les principes qui les faisaient agir et qui caractérisaient leur marche étaient tels que Dieu n'avait pas honte de les reconnaître et d'être appelé leur Dieu.

Septièmement, pour de tels hommes et de telles femmes, Dieu a préparé une cité; et dans cette cité, tout ce qui était de Dieu dans leur vie aura sa glorieuse récompense.

Si ces choses nous caractérisent aujourd'hui, ne pouvons-nous pas dire, malgré nos nombreux manquements, notre faiblesse et le mépris dans lequel le monde nous tient souvent, que Dieu n'aura pas honte d'être appelé notre Dieu?

Hamilton Smith

À suivre

 


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