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13 ▪
Soyez donc soumis à tout ordre humain pour l’amour du Seigneur, soit au
roi comme étant au-dessus de tous,
14
soit aux gouverneurs comme à ceux qui sont envoyés de sa part pour punir
ceux qui font le mal et pour louer ceux qui font le bien;
15
car c’est ici la volonté de Dieu, qu’en faisant le bien vous fermiez la
bouche à l’ignorance des hommes dépourvus de sens,
16
comme libres, et non comme ayant la liberté pour voile de la méchanceté,
mais comme esclaves de Dieu.
17
Honorez tous les hommes; aimez tous les frères; craignez Dieu; honorez
le roi.
18 ▪
Vous, domestiques, soyez soumis en toute crainte à vos maîtres¹, non
seulement à ceux qui sont bons et doux, mais aussi à ceux qui sont
fâcheux;
— ¹ maître d’un esclave; comme Luc 2:29.
19
car c’est une chose digne de louange, si quelqu’un, par conscience
envers Dieu, supporte des afflictions, souffrant injustement.
20
Car quelle gloire y a-t-il, si, souffletés pour avoir mal fait, vous
l’endurez? mais si, en faisant le bien, vous souffrez, et que vous
l’enduriez, cela est digne de louange devant Dieu,
21
car c’est à cela que vous avez été appelés; car aussi Christ a souffert
pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces,
22
«lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas
été trouvé de fraude» [Ésaïe 53:9];
23
qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il
souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait¹ à celui qui juge
justement;
— ¹ ou: se livrait.
24
qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois¹, afin qu’étant
morts aux péchés, nous vivions à la justice; «Par la meurtrissure
duquel vous avez été guéris» [Ésaïe 53:5];
— ¹ c. à d.: sur la croix.
25
car vous étiez errants comme des brebis, mais maintenant vous êtes
retournés au berger et au surveillant de vos âmes.
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Le chrétien est invité à respecter
l'ordre établi, non par «crainte du gendarme», mais pour le motif le
plus grand qui puisse agir sur son cœur: l'amour du Seigneur (v.
13; Jean 15. 10
).
Nous ne sommes esclaves que de Dieu (v. 16 fin), et c'est Lui qui nous
dicte notre attitude vis-à-vis de chacun. Tous les maîtres sont loin
d'être «bons et doux»; il en est de fâcheux. Et notre témoignage
aura beaucoup plus de force et de relief devant les seconds que devant
les premiers. L'injustice, l'outrage et toutes les formes d'affliction
sont pour l'enfant de Dieu des occasions de Le glorifier. Dans ce
chemin, quelqu'un nous a devancés: celui qui fut
l'Homme de douleurs.
Certes, dans l'œuvre de l'expiation Christ n'a eu et n'aura jamais ni
compagnons ni imitateurs. «Lui-même — et Lui seul — a porté nos péchés
en son corps sur le bois» (v. 24). En revanche, dans sa marche de justice
(et par conséquent de souffrance), Il est notre parfait Modèle (1 Jean
2. 6
).
La contradiction et la perversité des hommes ne faisaient que mettre en
évidence sa patience, sa douceur, son humilité, sa sagesse, son entière
confiance en Dieu…: traces bénies sur lesquelles nous avons à marcher.
Ainsi accomplirons-nous la dernière injonction du Seigneur à Pierre:
«Toi, suis-moi» (Jean 21. 22 fin
).
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