Vous trouverez
chaque mercredi, sous cette rubrique, une étude
sur l'évangile selon Jean.
Évangile selon Jean
F.B. Hole
Chapitre 2 v. 1-22
Ce
chapitre commence par l’expression: «Et le troisième jour». Si nous
retournons en arrière, nous voyons que le deuxième jour est celui où
Philippe a été trouvé, et le premier celui où André et son compagnon ont
découvert leur Centre en Jésus. Ces jours peuvent être considérés comme des
types. Le premier est celui où l’église est rassemblée autour de Christ. Le
second est celui où il est reconnu comme Fils de Dieu et Roi d’Israël par le
résidu fidèle d’Israël. Le troisième est celui de la félicité et de la joie
millénaires, fruits du règne du Fils de l’Homme sur toutes choses.
Lors
des noces de Cana, aucune gloire extérieure ne signale la présence de Jésus.
Ses disciples sont là ainsi que sa mère. Il montre bientôt, par la réponse
faite à sa mère, que ce n’est pas elle qui prend les initiatives, mais lui.
Il fait voir aussi que son heure n’est pas encore venue: ni l’heure de ses
souffrances, ni l’heure de sa gloire quand «toutes choses» seront à sa
disposition. Toutefois, très vite il manifeste sa gloire en montrant que
c’est lui qui dispose de l’eau, et qu’il peut en faire ce qui lui plaît. Il
change l’eau de purification en vin de joie. C’est là le commencement de ses
miracles ou signes, et ce signe annonce le résultat final de son œuvre. Il
ne peut y avoir de joie durable que sur la base d’une purification qu’il
introduit lui-même. La joie qui jaillira enfin au jour des noces d’Israël
purifié sera au-dessus de toutes les autres. Le «bon vin» est gardé jusqu’à
ce jour. Ce signe qui manifeste sa gloire fortifie la foi de ses disciples
et peut fortifier la nôtre.
Après
quelques jours passés encore en Galilée, Jésus monte à Jérusalem pour la
Pâque. Tout cela s’est passé avant que Jean soit jeté en prison, donc avant
le début du ministère public du Seigneur comme les autres évangélistes le
rapportent. La scène qui se passe au Temple, racontée ici, se déroule donc
tout au début du ministère du Seigneur. Il est au cœur de la scène quand il
arrive au temple; et là, au centre même, la nécessité d’une œuvre de
purification devient tout à fait évidente. La maison de Dieu, son Père, a
été changée en une maison de trafic, — un lieu de commerce et de profit
mondain.
Cela
illustre comment les dispositions bienveillantes de la loi pouvaient être et
ont été corrompues pour servir les convoitises de l’homme. Il y avait des
instructions en Deutéronome 14:22-26: les Juifs pouvaient prétendre qu’ils
ne faisaient que ce que la loi autorisait. La loi permettait d’apporter de
l’argent pour acheter ce dont ils avaient besoin. En revanche, elle
n’approuvait pas les pratiques de cupidité qui avaient été introduites,
transformant la maison de Dieu en un centre de commerce. Ce sont les mêmes
pratiques que l’on voit de nos jours. Il y a, dans les lieux de pèlerinage,
des étals où les gens achètent au prix fort cierges et autres marchandises!
Le
Seigneur n’a pas encore renié le Temple. Il le traite comme la maison de
Dieu et il est rempli de zèle pour elle. Personne ne peut lui résister quand
il est armé de son fouet de cordes; les trafiquants doivent pour le moment
s’en aller. Les Juifs, cependant, contestent ce qu’il fait et demandent un
signe, comme si l’irrésistible autorité de son action n’était pas un signe
suffisant. Il répond en leur donnant le signe suprême de sa propre mort et
de sa résurrection, seulement voilé sous un langage symbolique. De fait, il
allait désormais, dans sa personne même, remplacer le Temple comme demeure
de Dieu. Son corps est un «temple» bien plus merveilleux que celui qui avait
été édifié sur le Mont Morija. La Parole devenue chair a habité au milieu de
nous, et ainsi «Dieu était en Christ» d’une manière beaucoup plus profonde
et intime. La plénitude de la Déité habitait en Lui. Le Temple avait rempli
un certain office en Israël, mais il remplit maintenant cet office d’une
manière tout à fait nouvelle.
À suivre