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1 ▪
Ignorez-vous, frères, (car je parle à gens qui entendent ce que c’est
que [la] loi,) que la loi a autorité sur l’homme aussi longtemps qu’il
vit?
2
Car la femme qui est soumise à un mari, est liée à son mari par [la]
loi, tant qu’il vit; mais si le mari meurt,
3
elle est déliée de la loi du mari. Ainsi donc, le mari étant vivant,
elle sera appelée adultère si elle est à un autre homme; mais si le mari
meurt, elle est libre de la loi, de sorte qu’elle n’est pas adultère en
étant à un autre homme.
4
C’est pourquoi, mes frères, vous aussi, vous avez été mis à mort à la
loi par le corps du Christ, pour être à un autre, à celui qui est
ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions du fruit pour Dieu.
5
Car, quand nous étions dans la chair, les passions des péchés,
lesquelles sont par la loi, agissaient dans nos membres pour porter du
fruit pour la mort;
6
mais maintenant nous avons été déliés de la loi, étant morts dans ce en
quoi nous étions tenus, en sorte que nous servions¹ en nouveauté
d’esprit, et non pas en vieillesse de lettre.
— ¹ servir, ici: être esclave, servir
comme tel; comme en 6:6 et 7:25.
7 ▪
Que dirons-nous donc? La loi est-elle péché? — Qu’ainsi n’advienne!
Mais je n’eusse pas connu le péché, si ce n’eût été par [la] loi; car je
n’eusse pas eu conscience de la convoitise, si la loi n’eût dit: «Tu ne
convoiteras point» [Exode 20:17].
8
Mais le péché, ayant trouvé une occasion par le commandement, a produit
en moi toutes les convoitises, car sans [la] loi [le] péché est mort.
9 Or
moi, étant autrefois sans loi, je vivais; mais le commandement étant
venu, le péché a repris vie, et moi je mourus;
10
et le commandement qui était pour la vie, a été trouvé lui-même pour moi
pour la mort.
11
Car le péché, ayant trouvé une occasion par le commandement, me
séduisit, et par lui me tua.
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Non seulement la loi réprime les
méfaits que j'ai commis, mais elle juge ma nature pécheresse, par
exemple mon incapacité à aimer Dieu et mon prochain comme elle le
prescrit. Le péché me place donc inexorablement sous
la condamnation
de la loi de Dieu… Eh bien! J'en suis délivré
de la même manière
que j'ai été libéré du péché: par la mort (c'est-à-dire ma mort
avec Christ; v. 4). Quand un coupable est décédé, la justice humaine ne
peut plus le mettre en prison.
La loi est-elle une chose mauvaise,
puisque Dieu a dû me protéger contre sa rigueur? «Qu'ainsi n'advienne!»
s'écrie de nouveau l'apôtre (v. 7). Si dans un musée je prends en main
un objet exposé, je n'ai peut-être pas conscience de commettre une
infraction. En revanche je suis pleinement fautif s'il existe un
écriteau: Défense de toucher. Mais en même temps cette
inscription suggèrera à beaucoup de visiteurs l'envie d'avancer le doigt
vers les objets présentés. Car la nature orgueilleuse de l'homme le
porte à enfreindre tout règlement pour affirmer son indépendance. Ainsi
par la loi, Dieu me prend en flagrant délit de désobéissance et met en
évidence la convoitise qui est en moi, afin de mieux me
convaincre de péché.
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