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1 ▪
En cette heure-là les disciples vinrent à Jésus, disant: Qui donc est
le plus grand¹ dans le royaume des cieux?
— ¹ est plus grand [que d’autres].
2 Et
Jésus, ayant appelé auprès de lui un petit enfant, le plaça au milieu
d’eux, et dit:
3 En
vérité, je vous dis: si vous ne vous convertissez et ne devenez comme
les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.
4
Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus
grand dans le royaume des cieux;
5 et
quiconque reçoit un seul petit enfant tel que celui-ci en mon nom, me
reçoit.
6 Et
quiconque est une occasion de chute pour un de ces petits qui croient en
moi, il serait avantageux pour lui qu’on lui eût pendu au cou une meule
d’âne¹ et qu’il eût été noyé dans les profondeurs de la mer.
— ¹ meule tournée par un âne; voir note
à Luc 17:2.
7
Malheur au monde à cause des occasions de chute! car il est nécessaire
qu’il arrive des occasions de chute; mais malheur à cet homme par qui
l’occasion de chute arrive.
8 Et
si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-les et
jette-les loin de toi: il vaut mieux pour toi d’entrer dans la vie
boiteux ou estropié, que d’avoir deux mains ou deux pieds, et d’être
jeté dans le feu éternel.
9 Et
si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le
loin de toi; car il vaut mieux pour toi d’entrer dans la vie n’ayant
qu’un œil, que d’avoir deux yeux, et d’être jeté dans la géhenne¹ du
feu.
— ¹ voir note à 11:23.
10
Prenez garde de ne pas mépriser un de ces petits; car je vous dis que,
dans les cieux, leurs anges voient continuellement la face de mon Père
qui est dans les cieux.
11
Car le fils de l’homme est venu pour sauver ce qui était perdu.
12
Que vous en semble? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles se
soit égarée, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf sur les
montagnes, pour s’en aller chercher celle qui s’est égarée?
13
Et s’il arrive qu’il la trouve, — en vérité, je vous dis qu’il a plus de
joie de celle-là que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas
égarées.
14
Ainsi, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux,
qu’un seul de ces petits périsse.
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Le monde se complaît dans ce qui est
grand. Les disciples n'échappent pas à cet esprit. Ils désirent savoir
qui est le plus grand dans le royaume des cieux. Le Seigneur leur
répond que la première chose est d'y entrer et que pour cela, il
faut au contraire être petit. Afin de bien graver cet
enseignement dans leur esprit, il appelle un petit enfant et le place au
milieu d'eux. Nous avons peut-être de jeunes enfants dans notre
entourage. Eux aussi sont placés près de nous comme des modèles de
confiance et de simplicité. Gardons-nous de les
mépriser à cause
de leur faiblesse, de leur ignorance et de leur naïveté. Et gardons-nous
davantage encore de les scandaliser. Le
mauvais exemple
d'un aîné est le pire des pièges devant les pas de ses cadets. Jésus
répète donc ici ce qu'il a déjà dit au sujet des occasions de chute (comp.
v. 8, 9 et ch. 5 v. 29, 30
).
Bien loin de dédaigner ces petits,
Dieu répond à leur faiblesse par des soins particuliers. Des anges sont
chargés de veiller sur eux. Et n'oublions pas que le Seigneur Jésus est
venu pour les sauver (v. 11); ils sont mis au bénéfice de son
œuvre s'ils meurent sans avoir atteint l'âge de responsabilité. La
parabole de la brebis perdue nous apprend quelle est la valeur d'un seul
de ces agneaux pour le bon Berger.
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