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1 ▪
Et il se mit à leur dire en paraboles: Un homme planta une vigne, et
l’environna d’une clôture, et y creusa une fosse pour un pressoir, et y
bâtit une tour; et il la loua à des cultivateurs et s’en alla hors du
pays.
2 Et
en la saison, il envoya un esclave aux cultivateurs pour recevoir des
cultivateurs du fruit de la vigne;
3
mais eux, le prenant, le battirent et le renvoyèrent à vide.
4 Et
il leur envoya encore un autre esclave; et à celui-là ils lui
meurtrirent la tête, et le couvrirent d’outrages.
5 Et
il en envoya un autre, et celui-là ils le tuèrent; et plusieurs autres,
battant les uns, et tuant les autres.
6
Ayant donc encore un unique fils bien-aimé, il le leur envoya, lui
aussi, le dernier, disant: Ils auront du respect pour mon fils.
7
Mais ces cultivateurs-là dirent entre eux. Celui-ci est l’héritier;
venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous.
8 Et
l’ayant pris, ils le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne.
9
Que fera donc le maître de la vigne? Il viendra et fera périr les
cultivateurs et donnera la vigne à d’autres.
10
Et n’avez-vous pas même lu cette écriture: «La pierre que ceux qui
bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre du
coin;
11
celle-ci¹ est de par le *Seigneur, et est merveilleuse devant nos yeux»
[Psaume 118:22, 23]?
— ¹ ou: ceci.
12
Et ils cherchaient à se saisir de lui; et ils craignirent la foule, car
ils connurent qu’il avait dit cette parabole contre eux; et le
laissant, ils s’en allèrent.
13 ▪
Et ils lui envoient quelques-uns des pharisiens et des hérodiens¹ pour
le surprendre dans [ses] paroles.
— ¹ Pharisiens, nationalistes opposés à
l’occupant romain, et hérodiens, opportunistes, partisans d'Hérode et de
Rome, unis pour tendre un piège à Jésus comme en 3:6.
14
Et étant venus, ils lui disent: Maître, nous savons que tu es vrai, et
que tu ne t’embarrasses de personne; car tu ne regardes pas à
l’apparence des hommes, mais tu enseignes la voie de Dieu avec vérité.
Est-il permis de payer le tribut à César¹, ou non? Payerons-nous, ou ne
payerons-nous pas?
— ¹ l’empereur de Rome.
15
Et lui, connaissant leur hypocrisie, leur dit: Pourquoi me
tentez-vous? Apportez-moi un denier, que je le voie.
16
Et ils le lui apportèrent. Et il leur dit: De qui est cette image et
cette inscription? Et ils lui dirent: De César.
17
Et Jésus, répondant, leur dit: Rendez les choses de César à César, et
les choses de Dieu à Dieu! Et ils étaient dans l’étonnement à son
sujet.
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Les chefs du peuple sont contraints de
se reconnaître dans la parabole accablante des
méchants
cultivateurs.
Remarquez comment est désigné (dans
Marc seulement) le dernier envoyé du Maître de la vigne: «Ayant donc
encore un unique fils bien-aimé…» (v. 6). Cette expression
rappelle la parole de l'Éternel à Abraham: «Prends
ton fils, ton
unique, celui que tu aimes» (Gen. 22. 2
)
et traduit d'une manière émouvante les affections du Père pour le
Bien-aimé qu'il a sacrifié pour nous!
Ainsi démasqués, les pharisiens et les
hérodiens vont essayer de riposter. Avec des compliments hypocrites,
mais qui sont involontairement un témoignage à Jésus («tu es vrai… tu
enseignes la voie de Dieu avec vérité», v. 14) ils essaient de le
surprendre par une question des plus subtiles. Son
oui l'aurait
disqualifié comme Messie; son non, condamné auprès des Romains.
Il leur répond de la seule façon qu'ils n'attendaient pas, en
s'adressant à leur conscience. Divine et admirable sagesse!
Toutefois combien le Sauveur en qui tout était vérité et amour, a
souffert de cette mauvaise foi, de cette méchanceté, oui, de cette
continuelle «contradiction de la part des pécheurs contre lui-même» (Héb.
12. 3
;
voir aussi Éz. 13. 22
).
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