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Et il leur disait aussi une parabole: Un aveugle peut-il conduire un
aveugle? ne tomberont-ils pas tous deux dans la fosse?
40
Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, mais tout homme accompli
sera comme son maître.
41
Et pourquoi regardes-tu le fétu¹ qui est dans l’œil de ton frère, et tu
ne t’aperçois pas de la poutre qui est dans ton propre œil?
— ¹ ou: la paille.
42
Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, permets, j’ôterai le fétu¹
qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans ton
œil? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu
verras clair pour ôter le fétu qui est dans l’œil de ton frère.
— ¹ ou: la paille.
43
Car il n’y a pas de bon arbre qui produise de mauvais fruit, ni d’arbre
mauvais qui produise de bon fruit;
44
car chaque arbre se connaît à son propre fruit, car on ne récolte pas
des figues sur des épines, ni ne cueille du raisin sur un buisson.
45
L’homme bon, du bon trésor de son cœur produit ce qui est bon, et
l’homme mauvais, du mauvais produit ce qui est mauvais: car de
l’abondance du cœur sa bouche parle.
46
Et pourquoi m’appelez-vous: Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas
ce que je dis?
47
Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, et qui
entend mes paroles et les met en pratique:
48
il est semblable à un homme qui bâtit une maison, qui a foui et creusé
profondément, et a mis un fondement sur le roc: mais une inondation
étant survenue, le fleuve s’est jeté avec violence contre cette maison,
et il n’a pu l’ébranler, car elle avait été fondée sur le roc.
49
Mais celui qui a entendu et n’a pas mis en pratique, est semblable à un
homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement; et le fleuve
s’est jeté avec violence contre elle, et aussitôt elle est tombée; et
la ruine¹ de cette maison a été grande.
— ¹ litt.: la brèche.
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Si un petit corps étranger se dépose
sur la lentille d'un microscope on ne peut plus rien voir à travers.
Chose curieuse, pour nous c'est l'inverse! Plus grosse est la
poutre
que nous avons dans l'œil, plus nous avons la vue perçante pour
distinguer le petit fétu dans l'œil de notre frère.
Au v. 46, Jésus nous pose à tous une
question qui doit nous faire réfléchir: «Pourquoi m'appelez-vous:
Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis?». Ne
sommes-nous pas souvent très légers et très inconséquents en prononçant
dans nos prières le nom du Seigneur Jésus? Nous n'avons pas le
droit de l'appeler ainsi si nous ne sommes pas disposés à faire en
toutes choses sa volonté (1 Jean 2. 4
).
Beaucoup d'enfants de parents chrétiens ont, par grâce, accepté Jésus
Christ comme leur Sauveur; mais, tant qu'ils ne reconnaissent pas
aussi son autorité de Seigneur, peut-on dire qu'ils se sont
vraiment tournés vers Lui? Le vrai christianisme consiste à ne plus
vivre pour soi-même mais pour Celui qui est mort pour nous, à Le servir
et à L'attendre (1 Thess. 1. 9, 10; 2 Cor. 5. 15
).
Fonder ses espérances «sur la terre»
c'est aller au-devant d'une grande ruine (v. 49). Oui, allons à Jésus,
écoutons ses paroles et mettons-les en pratique (v. 47).
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