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1 ▪
Et se levant tous ensemble¹, ils le menèrent à Pilate.
— ¹ litt.: Et toute leur multitude se
levant.
2 Et
ils se mirent à l’accuser, disant: Nous avons trouvé cet homme
pervertissant notre nation et défendant de donner le tribut à César¹, se
disant lui-même être le Christ, un roi.
— ¹ voir 20:22-26.
3 Et
Pilate l’interrogea, disant: Toi, tu es le roi des Juifs? Et
répondant, il lui dit: Tu le dis.
4 Et
Pilate dit aux principaux sacrificateurs et aux foules: Je ne trouve
aucun crime en cet homme.
5
Mais ils insistaient, disant: Il soulève le peuple, enseignant par
toute la Judée, ayant commencé depuis la Galilée jusqu’ici.
6 Et
Pilate, ayant entendu parler de la Galilée, demanda si l’homme était
Galiléen.
7 Et
ayant appris qu’il était de la juridiction d’Hérode, il le renvoya à
Hérode qui, en ces jours-là, était lui-même aussi à Jérusalem.
8 ▪
Et Hérode, voyant Jésus, se réjouit fort; car il y avait longtemps
qu’il désirait de le voir, parce qu’il avait entendu dire plusieurs
choses de lui; et il espérait voir quelque miracle¹ opéré par lui.
— ¹ litt.: signe.
9 Et
il l’interrogea longuement; mais il ne lui répondit rien.
10
Et les principaux sacrificateurs et les scribes se tinrent là,
l’accusant avec véhémence.
11
Et Hérode, avec ses troupes, l’ayant traité avec mépris et s’étant moqué
de lui, le revêtit d’un vêtement éclatant et le renvoya à Pilate.
12
Et Pilate et Hérode devinrent amis entre eux ce même jour; car
auparavant ils étaient en inimitié l’un avec l’autre.
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L'unanimité s'est facilement faite
contre Jésus. Les chefs du peuple se lèvent tous ensemble pour le
conduire à Pilate qui seul a le pouvoir de condamner à mort. De quoi
accusent-ils leur prisonnier? De pervertir la nation,
c'est-à-dire de la détourner vers le mal, Lui qui n'avait travaillé qu'à
ramener à Dieu le cœur de ce peuple. De défendre de donner le tribut à
César, alors qu'Il avait dit au contraire: «Rendez donc les choses de
César à César…» (ch. 20 v. 25
).
Mais ces mensonges n'ont pas sur Pilate l'effet que les Juifs en
attendent. Dans sa perplexité le gouverneur cherche un moyen de se
dérober. Il fait conduire Jésus à Hérode qui éprouve à son égard un
mélange de crainte (ch. 9 v. 7
),
de haine (ch. 13 v. 31
)
et de curiosité (v. 8). mais ce dernier sentiment n'étant pas
satisfait, toute la bassesse morale de cet homme haut placé se découvre:
Il se plaît à humilier un prisonnier sans défense, dont on lui avait de
plus rapporté les miracles d'amour! Puis, déçu, il le renvoie à Pilate.
En contemplant Celui dont on dispose
ainsi, que l'on raille et que l'on méprise, nos cœurs se réjouissent en
pensant au moment où Il paraîtra dans sa gloire et où chacun devra
reconnaître qu'Il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père (És. 53. 3;
Phil. 2. 11
).
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