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1
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Moi, je suis le vrai cep, et mon Père est le
cultivateur.
2 Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l'ôte; et tout
sarment qui porte du fruit, il le nettoie, afin qu'il porte plus de
fruit.
3 Vous, vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai dite.
4 Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut pas porter
de fruit de lui-même, à moins qu'il ne demeure dans le cep, de même vous
non plus [vous ne le pouvez pas], à moins que vous ne demeuriez en moi.
5 Moi, je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et
moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit; car, séparés de moi, vous
ne pouvez rien faire.
6 Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le
sarment, et il sèche; et on les amasse, et on les met au feu, et ils
brûlent.
7 Si
vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous
demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait¹.
— ¹ litt.: [cela] vous arrivera.
8 En ceci mon Père est glorifié, que vous portiez beaucoup de fruit; et
vous serez mes disciples.
9 Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés; demeurez dans mon
amour.
10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour;
comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans
son amour.
11
Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre
joie soit accomplie¹.
— ¹ litt.: remplie, complétée.
12 C'est ici mon commandement: que vous vous aimiez les
uns les autres, comme je vous ai aimés.
13 Personne n'a un plus grand amour que celui-ci, qu'il laisse sa vie
pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites tout ce que moi je vous commande.
15
Je ne vous appelle plus esclaves, car l'esclave ne sait pas ce que son
maître¹ fait; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait
connaître tout ce que j'ai ouï de mon Père.
— ¹ ordinairement: seigneur.
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Israël était une vigne stérile malgré
tous les soins du divin Cultivateur (Ps. 80. 8, 9; És. 5. 2
).
En contraste, Jésus se présente comme le vrai Cep, portant du
fruit par le moyen des disciples. Mais, de même que sur un pied de vigne
tous les sarments sont loin d'être également chargés, le Seigneur fait
une différence entre ceux qui disent le connaître, suivant qu'ils
portent «pas de fruit,… du fruit,… plus de fruit» (v. 2), …et «beaucoup
de fruit» (v. 5). Pour faire partie de ces derniers, deux conditions
sont nécessaires: Demeurer en Lui, de même qu'une branche reste
attachée au tronc nourricier — et
Lui en nous: comme cette
même branche se laisse traverser et imprégner par la sève qui est
sa vie. D'autre part n'oublions jamais que si le Père nous «nettoie» en
nous dépouillant d'une manière parfois douloureuse, c'est afin que nous
portions plus de fruit (v. 2).
Mais que d'autres conséquences
heureuses découlent d'une telle communion!
La connaissance de la
volonté de Dieu et par suite l'exaucement de nos prières, puisque
nous ne voulons plus autre chose que ce que Lui-même désire (v. 7);
la joie (v. 11), enfin
l'approbation inestimable de Celui qui
consent à nous appeler ses amis (v. 14).
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