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37 ▪
Et quoiqu'il eût fait tant de miracles¹ devant eux, ils ne crurent pas
en lui;
— ¹ litt.: signes (voir note 2:11)
38 afin que la parole d'Ésaïe le prophète, qu'il prononça, fût accomplie:
«*Seigneur qui est-ce qui a cru à ce qu'il a entendu de nous, et à qui
le bras du *Seigneur a-t-il été révélé?»
[Ésaïe 53:1].
39 C'est pourquoi ils ne pouvaient croire, parce qu'Ésaïe dit encore:
40 «Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur cœur, afin qu'ils ne
voient pas des yeux, et qu'ils n'entendent pas du cœur, et qu'ils ne
soient pas convertis, et que je ne les guérisse pas» [Ésaïe
53:1].
41 Ésaïe dit ces choses parce qu'il vit sa gloire et qu'il parla de lui.
42 Toutefois plusieurs d'entre les chefs mêmes crurent en lui; mais à
cause des pharisiens ils ne le confessaient pas, de peur d'être exclus
de la synagogue;
43 car ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu.
44
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Et Jésus s'écria et dit: Celui qui croit en moi, ne croit pas en moi, mais en celui qui m'a
envoyé;
45 et celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé.
46 Moi, je suis venu dans le monde, [la] lumière, afin que quiconque
croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres.
47 Et si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde pas, moi, je ne le
juge pas; car je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de
sauver le monde.
48 Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles, a qui le juge;
la parole que j'ai dite, celle-là le jugera au dernier jour.
49
Car moi, je n'ai pas parlé de moi-même¹; mais le Père qui m'a envoyé,
lui-même m'a commandé ce que je devais dire et comment j'avais à parler;
— ¹ avec le sens: de mon propre fonds.
50 et je sais que son commandement est la vie éternelle. Les choses donc
que moi je dis, je les dis comme le Père m'a dit.
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Ce chapitre 12 termine une grande
division de l'évangile. À partir du ch. 13 en effet, le Seigneur
s'adressera exclusivement à ses disciples. Et nous avons ici ses
dernières paroles au peuple. Dorénavant celui-ci sera endurci en
tant que nation, conformément à la prophétie d'Ésaïe. Le v. 11 du ch. 1
s'est vérifié: Il vint chez soi (en Israël) et les siens ne l'ont pas
reçu. Mais le verset suivant s'est lui aussi confirmé. Quelques-uns
l'ont reçu et, de ce fait, ont acquis le droit d'être enfants de Dieu.
Même d'entre les chefs, plusieurs ont cru en Lui sans oser toutefois
rendre témoignage de leur foi. Et la raison nous en est donnée: «Ils ont
aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu». Nous qui
manquons tellement de courage pour confesser notre foi, demandons-nous
si ce n'est pas pour le même motif.
Une dernière fois, Jésus affirme
publiquement et solennellement le caractère divin de son ministère. Il
est l'Envoyé de Dieu en même temps que la parfaite image du Père
(v. 44, 49; Héb. 1. 3
).
Pas une de ses paroles qui ne soit l'expression absolue de la pensée
divine! Méditons cet exemple merveilleux et, à notre tour, apprenons de
Lui à la fois ce que nous devons dire, et
comment nous
avons à parler (v. 49).
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