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8 ▪
Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il
devait recevoir pour héritage¹; et il s’en alla, ne sachant où il
allait.
— ¹ voir Genèse 12:1-5.
9
Par la foi, il demeura dans la terre de la promesse comme dans [une
terre] étrangère, demeurant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les
cohéritiers de la même promesse;
10
car il attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est
l’architecte et le créateur¹.
— ¹ proprement: fabricateur,
constructeur public.
11
Par la foi, Sara elle-même aussi reçut la force de fonder une
postérité¹, et [cela], étant hors d’âge, puisqu’elle estima fidèle celui
qui avait promis;
— ¹ ou: de concevoir; voir Genèse
21:1-7.
12
c’est pourquoi aussi d’un seul, et d’un homme déjà amorti¹, sont nés des
gens qui sont comme les étoiles du ciel en nombre et comme le sable qui
est sur le rivage de la mer, lequel ne peut se compter.
— ¹ = déjà comme mort: comparer Romains
4:19.
13 ▪
Tous ceux-ci sont morts dans la foi¹, n’ayant pas reçu les choses
promises², mais les ayant vues de loin et saluées, ayant confessé qu’ils
étaient étrangers et forains sur la terre³.
— ¹ ou: selon la foi, c. à d.: ayant
seulement la promesse, et non la chose promise. — ² litt.: les
promesses. — ³ ou: pays; voir la note à Matthieu 5:5.
14
Car ceux qui disent de telles choses montrent clairement qu’ils
recherchent une patrie;
15
et en effet, s’ils se fussent souvenus de celle d’où ils étaient sortis,
ils auraient eu du temps pour y retourner;
16
mais maintenant ils en désirent une meilleure, c’est-à-dire une
céleste; c’est pourquoi Dieu n’a point honte d’eux, savoir d’être
appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.
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Une fois de plus dans la Bible,
Abraham et les siens sont choisis par Dieu, pour nous enseigner ce
qu'est la foi. «Abraham étant appelé obéit…». Obéir à quelqu'un sans
connaître ses intentions montre une pleine confiance en lui. Lorsque
c'est Dieu qui l'ordonne, la foi sait aller (v. 8) et sait aussi
demeurer (v. 9). Il arriva au patriarche de
demeurer à
Charan alors qu'il devait aller jusqu'en Canaan (Act. 7. 4
)
et il lui arriva aussi d'aller en Égypte alors qu'il aurait dû
demeurer dans le pays (Gen. 12. 10
).
Mais Dieu se plaît ici à couvrir ces faux-pas, de même qu'Il passe sous
silence le rire de Sara, la triste fin de l'histoire d'Isaac et le
triste commencement de celle de Jacob; Il ne retient de la vie des siens
que ce qui Le glorifie et la foi seule peut le glorifier.
En principe il n'est pas possible
d'avoir simultanément deux patries. La promesse d'une
cité céleste
avait donc fait d'Abraham et des siens des étrangers ici-bas. Ils n'ont
pas craint de le proclamer (v. 13; Gen. 23. 4
);
mais ils l'ont aussi montré clairement en habitant sous des
tentes (2 Cor. 4. 18; 5. 1
).
Ils n'ont pas eu honte de leur Dieu, c'est pourquoi Lui n'a pas honte
d'eux. Il revendique ce nom de Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob. Chacun
de nous a-t-il le droit de l'appeler «mon Dieu»?
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