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13
C’est pourquoi nous avons été consolés¹. Et nous nous sommes réjouis
d’autant plus abondamment, dans notre consolation, de la joie de Tite,
parce que son esprit a été récréé par vous tous.
— ¹ ou: encouragés; voir note à 1:3.
14
Parce que, si en quelque chose je me suis glorifié de vous auprès de
lui, je n’en ai pas été confus; mais comme nous vous avons dit toutes
choses selon la vérité, ainsi aussi ce dont nous nous étions glorifiés
auprès de Tite s’est trouvé vrai,
15
et son affection¹ se porte plus abondamment sur vous, quand il se
souvient de l’obéissance de vous tous, comment vous l’avez reçu avec
crainte et tremblement.
— ¹ litt.: ses entrailles.
16
Je me réjouis de ce qu’en toutes choses j’ai de la confiance à votre
égard.
Chapitre 8
1 ▪
Or nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu donnée [aux
saints] dans les assemblées de la Macédoine:
2
c’est que, dans une grande épreuve de tribulation, l’abondance de leur
joie et leur profonde pauvreté ont abondé dans la richesse de leur
libéralité.
3
Car selon leur pouvoir (j’en rends témoignage), et au delà de leur
pouvoir, [ils ont agi] spontanément,
4
nous demandant avec de grandes instances la grâce et la communion de ce
service envers les saints;
5 et
non [seulement] comme nous l’avions espéré, mais ils se sont donnés
premièrement eux-mêmes au Seigneur, et puis à nous, par la volonté de
Dieu;
6 de
sorte que nous avons exhorté Tite, afin que, comme il l’avait auparavant
commencée, ainsi aussi il achevât à votre égard cette grâce aussi.
7
Mais comme vous abondez en toutes choses: en foi, et en parole, et en
connaissance, et en toute diligence, et dans votre amour envers nous, —
que vous abondiez aussi dans cette grâce.
8 Je
ne parle pas comme [donnant un] commandement, mais à cause de la
diligence d’autres personnes, et pour mettre à l’épreuve la sincérité de
votre amour.
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L'obéissance des Corinthiens avait éveillé la joie et
l'affection de
Tite et ainsi doublement réjoui et réconforté Paul lui-même (ch. 7 v.
13, 15). Mais ils étaient encore loin d'avoir le zèle des saints de la
Macédoine (ch. 8). Ces derniers n'avaient pas donné simplement telle ou
telle partie de leurs ressources et de leur temps: ils s'étaient donnés
eux-mêmes tout entiers. Ils n'avaient pas attendu, comme
certains, la fin de leur vie pour n'offrir à Dieu qu'un pauvre reste de
leurs forces; ils s'étaient donnés «premièrement»… Ils n'avaient
pas non plus commencé par le service des saints; non, c'est
au
Seigneur qu'ils s'étaient d'abord donnés. Et ce premier don avait
entraîné tous les autres. Ils appartenaient aussi aux apôtres, parce que
ceux-ci étaient serviteurs du Seigneur. Était-ce chose pénible
pour ces Macédoniens? Bien au contraire! «L'abondance de leur
joie»
pouvait accompagner «une grande épreuve de tribulation» et leur «profonde
pauvreté» se changer en «richesse de leur libéralité» (v. 2).
Ce que nous appellerions facilement une charge, ils l'appelaient
une
grâce (v. 4). Que Dieu nous accorde cette même consécration heureuse
à notre Seigneur, Lui que nous avons le privilège de pouvoir servir en
servant les siens!
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