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14 ▪ Et elle resta couchée là à ses pieds jusqu’au matin; et elle se
leva avant qu’on pût se reconnaître l’un l’autre. Et il dit: Qu’on ne
sache pas qu’une femme est venue dans l’aire.
15 Et il [lui] dit: Donne le manteau qui est sur toi, et tiens-le. Et
elle le tint, et il mesura six [mesures] d’orge, et les mit sur elle;
et il¹ entra dans la ville.
— ¹ quelques-uns lisent:
elle.
16 Et elle vint vers sa belle-mère; et celle-ci dit: Qui es-tu, ma
fille? Et elle lui raconta tout ce que l’homme avait fait pour elle;
17 et elle dit: Il m’a donné ces six [mesures] d’orge; car il m’a
dit: Tu n’iras pas à vide vers ta belle-mère.
18 Et [Naomi] dit: Demeure, ma fille, jusqu’à ce que tu saches comment
l’affaire tournera; car l’homme n’aura pas de repos qu’il n’ait terminé
l’affaire aujourd’hui.
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Chapitre 4
1 ▪ Et Boaz monta à la porte, et s’assit là. Et voici, celui qui avait
le droit de rachat, [et] dont Boaz avait parlé, vint à passer; et il
dit: Toi, un tel, détourne-toi, assieds-toi ici. Et il se détourna et
s’assit.
2 Et [Boaz] prit dix hommes des anciens de la ville, et dit:
Asseyez-vous ici. Et ils s’assirent.
3 Et il dit à celui qui avait le droit de rachat: Naomi, qui est
revenue des champs de Moab, vend la pièce de terre¹ qui était à notre
frère Élimélec.
— ¹ ailleurs: portion de champ.
4 Et moi, je me suis dit: Je t’en informerai¹, et je te dirai:
Achète-la en la présence des habitants et en la présence des anciens de
mon peuple. Si tu veux racheter, rachète; et si tu ne veux pas
racheter, déclare-le-moi, afin que je le sache; car il n’y a personne
que toi pour racheter, et moi je suis après toi.
— ¹ informer, avertir, litt.: découvrir
l’oreille de.
5 Et il dit: Je rachèterai. Et Boaz dit: Au jour que tu achèteras le
champ de la main de Naomi, tu l’achèteras aussi de Ruth, la Moabite,
femme du défunt, pour relever le nom du défunt sur son héritage.
6 Et celui qui avait le droit de rachat dit: Je ne puis pas le racheter
pour moi, de peur que je ne ruine mon héritage; use, toi, de mon droit
de rachat, car je ne puis racheter.
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«Il n'y a personne — affirme Jésus à
Ses disciples — qui ait quitté maison, ou frères, ou sœurs, ou père, ou
mère, ou enfants, ou champs, pour l'amour de moi... qui n'en reçoive
maintenant, en ce temps-ci, cent fois autant...» (Marc 10. 29-30 — voir
aussi Hébreux 6. 10
).
Ruth ne s'était pas trompée dans son choix. Aussi n'a-t-elle pas perdu
sa récompense. Boaz qui avait demandé pour elle la bénédiction de
l'Éternel (chapitre 2 v. 12
)
va être lui-même le prix qui récompensera sa foi.
Il en est ainsi du
Seigneur Jésus pour les siens. «J’ai fait la perte de toutes
choses... — écrit l'apôtre Paul — afin que je gagne…» une
récompense? Non; «afin que je gagne Christ» (Philippiens 3. 8
).
Mais quelque chose est nécessaire
d'abord. Il faut que Ruth soit rachetée, et Boaz sans tarder
s'occupe de cette question. Le plus proche parent, malgré son désir, ne
le pouvait pas (verset 6). Il nous fait penser à la
loi et
à son incapacité quand il s'agit de sauver les hommes, ou de les
introduire dans les bénédictions de Dieu. En Boaz au contraire nous
avons la grâce divine. Quand il n'existe plus d'autre ressource, cette
grâce se révèle dans une Personne: Jésus le Rédempteur,
c'est-à-dire Celui qui rachète. |