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15 ▪ Et [Naomi] dit: Voici, ta belle-sœur est retournée vers son peuple
et vers ses dieux; retourne-t’en après ta belle-sœur.
16 Et Ruth dit: Ne me prie pas de te laisser, pour que je m’en retourne
d’avec toi; car où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je
demeurerai: ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu.
17 Là, où tu mourras, je mourrai et j’y serai enterrée. Ainsi me fasse
l’Éternel, et ainsi il y ajoute, si la mort [seule] ne me sépare de
toi!
18 Et [Naomi] vit qu’elle était résolue d’aller avec elle, et elle cessa
de lui parler.
19 Et elles marchèrent les deux jusqu’à ce qu’elles arrivèrent à
Bethléhem. Et il arriva que, comme elles entraient dans Bethléhem, toute
la ville s’émut à leur sujet; et les [femmes] disaient: Est-ce là
Naomi?
20 Et elle leur dit: Ne m’appelez pas Naomi¹, appelez-moi Mara²; car
le Tout-Puissant m’a remplie d’amertume.
— ¹ mes délices. — ² amère.
21 Je m’en allai comblée, et l’Éternel me ramène à vide. Pourquoi
m’appelez-vous Naomi, quand l’Éternel m’a abattue, et que le
Tout-puissant m’a affligée?
22 ▪ Ainsi Naomi revint, et avec elle Ruth, la Moabite, sa belle-fille,
qui était venue des champs de Moab; et elles vinrent à Bethléhem, au
commencement de la moisson des orges.¹
— ¹ date: A.C. 1300, environ.
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Chapitre 2
1 ▪ Et Naomi avait un ami de son mari, homme puissant [et] riche, de la
famille d’Élimélec, et son nom était Boaz.
2 Et Ruth, la Moabite, dit à Naomi: Je te prie, j’irai aux champs, et
je glanerai parmi les épis, à la suite de celui aux yeux duquel je
trouverai grâce. Et elle lui dit: Va, ma fille.
3 Et elle s’en alla, et entra, et glana dans un champ après les
moissonneurs; et il se rencontra fortuitement que c’était la portion de
champ de Boaz, qui était de la famille d’Élimélec.
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Orpa n'avait pas longtemps balancé.
D'un côté: le veuvage, la misère en compagnie d'une femme triste et
âgée, un peuple et un Dieu inconnus. De l'autre: sa propre nation,
l'affection des siens, la perspective de fonder un nouveau foyer, ses
idoles familières. Ses larmes vite séchées nous rappellent ce
jeune homme qui, parce qu'il préférait ses richesses, s'en alla
tout
triste au lieu de suivre le Seigneur. «Je te suivrai où que tu
ailles» dit un autre homme à Jésus. Mais Celui-ci le prévient: «Le Fils
de l'homme n'a pas où reposer Sa tête» (Matthieu 19. 22; 8. 19-20
— voir aussi Luc 14 versets 25 et suivants
).
Chez Ruth tout a été bien pesé; elle a calculé la dépense. Sa décision
est irrévocable; c'est le choix de la foi. Elle s'est attachée à Naomi,
mais aussi à son peuple, à son Dieu. Sans regarder en
arrière,
sans se laisser non plus arrêter par des craintes au sujet de
l'avenir, elle se met en route avec sa belle-mère et arrive à
Bethléhem: Ce nom signifie «maison du pain», l’abri par
excellence contre la famine spirituelle. Là, avec le consentement
de Naomi, elle va chercher sa subsistance. Et Dieu la conduit
«fortuitement» (mais d'une main sûre) dans les champs de Boaz, l'homme
qu'Il a préparé pour lui donner consolation et repos. |