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12 ▪
Car ce n’est pas un ennemi qui m’a outragé, alors je l’aurais supporté;
ce n’est point celui qui me hait qui s’est élevé orgueilleusement contre
moi, alors je me serais caché de lui;
13 ▪
Mais c’est toi, un homme comme moi, mon conseiller et mon ami¹:
— ¹ ailleurs:
guide, intime ami.
14 ▪
Nous avions ensemble de douces communications; nous allions avec la
foule dans la maison de Dieu.
15 ▪
Que la mort les saisisse! qu’ils descendent vivants dans le shéol¹!
Car la malice est dans leur demeure, au milieu d’eux.
— ¹ voir la note à Ps. 6:5.
*
16 ▪
Moi, je crie à Dieu; et l’Éternel me sauvera.
17 ▪
Le soir, et le matin, et à midi, je médite et je me lamente; et il
entendra ma voix.
18 ▪
Il a mis en paix mon âme, la rachetant de la guerre qu’on me fait, car
ils étaient plusieurs autour de moi.
*
19 ▪
Dieu a entendu, et il les accablera: il demeure dès les jours
d’autrefois; (Sélah)… car il n’y a point de changement en eux, et ils
ne craignent pas Dieu.
*
20 ▪
[Le méchant] a étendu ses mains sur ceux qui sont en paix avec lui; il
a profané son alliance.
21 ▪
[Les paroles de] sa bouche étaient lisses comme le beurre, mais la
guerre était dans son cœur; ses paroles étaient douces comme l’huile,
mais elles sont des épées nues.
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22 ▪
Rejette ton fardeau sur l’Éternel, et il te soutiendra; il ne permettra
jamais que le juste soit ébranlé.
23 ▪
Et toi, ô Dieu! tu les feras descendre dans le puits de la
destruction: les hommes de sang et de fourbe n’atteindront pas la
moitié de leurs jours; mais moi, je me confierai en toi.
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Celui dont parle David dans les
versets 12 à 14 était probablement Akhitophel le Guilonite, dont 2
Samuel 15 à 17
nous raconte la trahison et le suicide. Mais, prophétiquement, ces
paroles s'appliquent au malheureux Judas. Y a-t-il une expression
plus forte que celle du verset 13 pour désigner des liens d'affection:
«mon conseiller et mon ami» (d'après la note: «guide, intime ami»)?
Voilà bien la preuve que les plus grandes marques de confiance et
d'amour sont incapables de gagner le cœur naturel de l'homme, dans
lequel habite la guerre contre Dieu (verset 21; comparer Marc 14. 45
).
Pensons alors à ce qu'ont été ici-bas les sentiments du Seigneur. Il ne
pouvait compter sur rien ni se fier à personne (Jean 2. 24
).
Mais devant un tel déploiement de mal, le psalmiste nous dit: «Rejette
ton fardeau sur l'Éternel...» (verset 22). Un fardeau gêne un homme dans
sa course, c'est pourquoi Hébreux 12. 1
nous dit aussi: «rejetant tout fardeau... courons avec patience». Cela
ne veut pas dire que l'épreuve sera immédiatement retirée. Mais elle
cesse d'être un fardeau à partir du moment où nous l'avons rejetée
sur Dieu, en Lui laissant le soin de s’occuper de ce qui nous inquiète.
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