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19 ▪
Il a fait la lune pour les saisons; le soleil connaît son coucher.
20 ▪
Tu amènes les ténèbres, et la nuit arrive: alors toutes les bêtes de la
forêt sont en mouvement;
21 ▪
Les lionceaux rugissent après la proie, et pour demander à *Dieu leur
nourriture…
22 ▪
Le soleil se lève: ils se retirent¹, et se couchent dans leurs
tanières.
— ¹ ou: se rassemblent.
23 ▪
[Alors] l’homme sort à son ouvrage et à son travail, jusqu’au soir.
*
24 ▪
Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel! tu les as toutes faites avec
sagesse. La terre est pleine de tes richesses.
*
25 ▪
Cette mer, grande et vaste en tous sens! Là se meuvent sans nombre des
animaux, les petits avec les grands;
26 ▪
Là se promènent les navires, [là] ce léviathan que tu as formé pour s’y
ébattre.
27 ▪
Tous s’attendent à toi, afin que tu leur donnes leur nourriture en son
temps.
28 ▪
Tu leur donnes, ils recueillent; tu ouvres ta main, ils sont rassasiés
de biens.
29 ▪
Tu caches ta face, ils sont troublés; tu retires leur souffle, ils
expirent et retournent à leur poussière.
30 ▪
Tu envoies ton esprit: ils sont créés, et tu renouvelles la face de la
terre¹.
— ¹ ou: du sol.
*
31 ▪
La gloire de l’Éternel sera à toujours; l’Éternel se réjouira en ses
œuvres.
32 ▪
Il regarde vers la terre, et elle tremble; il touche les montagnes, et
elles fument.
33 ▪
Je chanterai à l’Éternel durant ma vie, je chanterai des cantiques à mon
Dieu tant que j’existerai.
34 ▪
Que ma méditation lui soit agréable; moi, je me réjouirai en l’Éternel.
35 ▪
Les pécheurs prendront fin de dessus la terre, et les méchants ne seront
plus. Mon âme, bénis l’Éternel! Louez Jah¹!
— ¹ hébreu: Halelou-iah (Alléluia)!
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Nous sommes portés à donner beaucoup
d'importance au travail de l'homme (verset 23). Mais qu'il est
peu de chose à côté des œuvres de Dieu, témoignages innombrables
de Sa sagesse! (verset 24). Et c'est d'abord de Lui, non du
travail humain, que toute créature dépend pour sa subsistance (versets
27, 28; Matthieu 7. 11
).
N'attribuons pas notre gain à nos efforts mais à Sa grâce. Oui, «la
terre est pleine de ses richesses»; sachons les remarquer et les
observer. Toutefois on peut admirer la création et en jouir
sans
connaître Celui qui l’a faite. Combien d'artistes, et de philosophes
ont confondu la Vérité avec la nature, sur laquelle d'ailleurs le péché
a laissé sa trace impure. Contempler la nature n'instruit pas le pécheur
sur ce qu'est Dieu en sainteté, en justice et en grâce. De même que pour
connaître intimement un architecte, il ne suffit pas de visiter les
immeubles qu'il a construits (et que des locataires sans gêne ont
peut-être saccagés); il faut l'avoir fréquenté, être renseigné sur son
caractère, sa famille, ses habitudes... Ainsi ne l'oublions pas, ce
n'est pas nous qui découvrons Dieu, c'est Lui-même qui se révèle.
Non pas à nos sens, car Il est Esprit (Jean 4. 24
),
mais à notre âme. Non seulement dans la nature mais
dans Sa
Parole (Psaume 19
).
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