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1 ▪
L’homme qui, étant souvent repris, roidit son cou, sera brisé
subitement, et il n’y a pas de remède.
2 ▪
Quand les justes se multiplient, le peuple se réjouit; mais quand le
méchant gouverne, le peuple gémit.
3 ▪
L’homme qui aime la sagesse est la joie de son père, mais le compagnon
des prostituées dissipera son bien.
4 ▪
Un roi, par le juste jugement, affermit le pays, mais l’homme qui
accepte des présents le ruine.
5 ▪
L’homme qui flatte son prochain étend un filet devant ses pas.
6 ▪
Dans la transgression de l’homme mauvais, il y a un piège; mais le
juste chantera et se réjouira.
7 ▪
Le juste prend connaissance de la cause des pauvres; le méchant ne
comprend aucune connaissance.
8 ▪
Les hommes moqueurs mettent en feu une ville, mais les sages détournent
la colère.
9 ▪
Un homme sage qui plaide avec un homme insensé, qu’il s’irrite ou qu’il
rie, n’a point de repos.
10 ▪
Les hommes de sang haïssent l’homme intègre, mais les hommes droits
tiennent à sa vie¹.
— ¹ ou: recherchent [le bien de] son âme
(vie).
11 ▪
Le sot met dehors tout son esprit¹, mais le sage le calme et le
retient².
— ¹ ou: sa passion. — ² litt.: le calme
en arrière.
12 ▪
Qu’un gouverneur prête attention à la parole de mensonge, tous ses
serviteurs seront méchants.
13 ▪
Le pauvre et l’oppresseur se rencontrent, l’Éternel éclaire les yeux de
tous deux.
14 ▪
Le roi qui juge les pauvres selon la vérité,… son trône sera affermi
pour toujours.
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Dans ce livre, le sage et l'insensé,
le juste et le méchant, le pauvre et le riche, le roi et le serviteur,
et bien d'autres personnages, sont considérés selon leurs relations
réciproques et leurs responsabilité devant Dieu.
Les versets 1 et 2 se raccordent au
chapitre 28. «L'homme qui, étant souvent repris, roidit son cou sera
brisé subitement...». Si l'orgueil d'un homme n'est pas brisé,
c'est lui-même qui le sera, soudainement et sans remède avec
l'inique, l'homme de Bélial (ch. 6 v. 15
).
Tel fut le sort du Pharaon, de Saül, d'Absalom... Mais il est toujours
grave, même pour un croyant, de mépriser la discipline du
Seigneur (Héb, 12. 5
).
«L'homme qui aime la sagesse est la joie de son père...» (v. 3). Vrai
dans nos familles, ce verset s'applique à plus forte raison dans la
famille de Dieu. C'est la joie du Père de voir ses enfants aimer la
Sagesse, qui est Jésus Christ (2 Jean 4; 3 Jean 4
).
Plusieurs versets nous parlent de la
justice. Elle est spécialement exigée du gouverneur ou du roi (versets
4, 12, 14). Mais tous ceux qui sont des justes (verset 7; c'est-à-dire
justifiés par l'œuvre de Christ) doivent prendre connaissance avec
sympathie de la cause du pauvre.
Tous ces enseignements se rapportent
spécialement à la vie en société.
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