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13 ▪
Le paresseux dit: Il y a un [lion] rugissant sur le chemin, un lion
dans les rues.
14 ▪
La porte tourne sur ses gonds, et le paresseux sur son lit.
15 ▪
Le paresseux enfonce sa main dans le plat, il est las de la ramener à sa
bouche.
16 ▪
Le paresseux est plus sage à ses yeux que sept [hommes] qui répondent
avec bon sens.
17 ▪
Il saisit un chien par les oreilles, celui qui, en passant, s’emporte
pour une dispute qui n’est pas la sienne.
18 ▪
Comme un fou qui jette des brandons, des flèches, et la mort,
19
ainsi est l’homme qui trompe son prochain, et qui dit: N’était-ce pas
pour plaisanter?
20 ▪
Faute de bois, le feu s’éteint; et, quand il n’y a plus de rapporteurs,
la querelle s’apaise.
21 ▪
Du charbon sur le brasier et du bois sur le feu, ainsi est l’homme
querelleur pour échauffer les disputes.
22 ▪
Les paroles du rapporteur sont comme des friandises, et elles descendent
jusqu’au dedans des entrailles¹.
— ¹ voir 18:8.
23 ▪
Les lèvres brûlantes et le cœur mauvais sont comme de la litharge
d’argent appliquée sur un vase de terre.
24 ▪
Celui qui hait se déguise par ses lèvres; mais au dedans de lui il
nourrit¹ la fraude.
— ¹ litt.: place, établit.
25 ▪
Quand il rend sa voix gracieuse, ne le crois point, car il y a sept
abominations dans son cœur.
26 ▪
La haine se cache-t-elle sous la dissimulation, sa méchanceté sera
découverte dans la congrégation.
27 ▪
Qui creuse une fosse y tombera, et la pierre retournera sur celui qui la
roule.
28 ▪
La langue fausse hait ceux qu’elle a écrasés, et la bouche flatteuse
amène¹ la ruine.
— ¹ litt.: opère.
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Après le portrait du sot (versets 1 à
12), voici d'autres personnages également détestables. Le premier est le
paresseux (versets 13 à 16)
déjà souvent rencontré. Il prend prétexte de dangers ou de
difficultés imaginaires pour se dérober à ses devoirs (verset 13) et
néglige même de se nourrir (verset 15). «La porte tourne sur ses gonds»
(verset 14); «elle effectue un mouvement de va-et-vient, mais reste à la
même place. Demandons-nous si nous avons avancé plus qu'elle, si nous
avons fait quelques progrès dans notre vie chrétienne!» (Messager
Évangélique 1952 p. 201). Le paresseux se tourne
sur son lit. On
peut se remuer, s'agiter, sans fournir aucune activité.
Le querelleur est aussi dépeint
(versets 17 à 21). Il est habile à attiser le feu des disputes. Mais le
verset 17 a bien des applications. Prendre parti dans des conflits
sociaux, syndicaux, politiques... expose un enfant de Dieu à de cruelles
«morsures».
Viennent ensuite le
rapporteur
qui contribue lui aussi à alimenter les querelles (versets 20, 22), puis
le fourbe déguisant la haine de son cœur sous des paroles
aimables... (versets 23 à 25; voir par exemple 2 Samuel
20. 9, 10; Jérémie
12. 6
).
Jésus a eu affaire aux différentes formes de méchanceté et
d'hypocrisie dénoncées dans ces versets (Matthieu 17. 17; Psaume 38. 12
).
Combien Il en a souffert!
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