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1
▪ Et le Cananéen, le roi d’Arad, qui habitait le midi¹, entendit
qu’Israël venait par le chemin d’Atharim², et il combattit contre
Israël, et lui emmena des prisonniers.
—
¹ voir la note à Genèse 12:9. — ² selon quelques-uns: des
espions.
2
Et Israël fit un vœu à l’Éternel, et dit: Si tu livres ce
peuple en ma main, je détruirai entièrement ses villes.
3
Et l’Éternel entendit la voix d’Israël, et [lui] livra les Cananéens;
et il les détruisit entièrement, ainsi que leurs villes. Et on appela le
nom de ce lieu Horma¹.
—
¹ entière destruction, anathème.
4
▪ Et ils partirent de la montagne de Hor, par le chemin de la mer
Rouge, pour faire le tour du pays d’Édom, et le cœur du peuple se découragea¹
en chemin.
—
¹ ou: s’impatienta.
5
Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse: Pourquoi nous
avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour mourir dans le désert?
car il n’y a pas de pain, et il n’y a pas d’eau, et notre âme est dégoûtée
de ce pain misérable.
6
Et l’Éternel envoya parmi le peuple les serpents brûlants, et ils
mordaient le peuple; et, de ceux d’Israël, il mourut un grand
peuple.
7
Et le peuple vint à Moïse, et dit: Nous avons péché, car nous
avons parlé contre l’Éternel et contre toi; prie l’Éternel
qu’il retire de dessus nous les serpents. Et Moïse pria pour le peuple.
8
Et l’Éternel dit à Moïse: Fais-toi un [serpent] brûlant, et
mets-le sur une perche; et il arrivera que quiconque sera mordu, et
le regardera¹, vivra.
—
¹ ici, litt.: verra.
9
Et Moïse fit un serpent d’airain, et le mit sur une perche; et il
arrivait que, lorsqu’un serpent avait mordu un homme, et qu’il
regardait le serpent d’airain, il vivait.
10
▪ Et les fils d’Israël partirent, et campèrent à Oboth.
11
Et ils partirent d’Oboth, et campèrent à Ijim-Abarim¹, dans le désert
qui est vis-à-vis de Moab, vers le soleil levant.
—
¹ ou: aux monceaux d’Abarim.
12
De là ils partirent, et campèrent dans la vallée¹ de Zéred.
—
¹ ou: le torrent.
13
De là ils partirent, et campèrent de l’autre côté de l’Arnon, qui
est dans le désert, sortant des limites des Amoréens; car l’Arnon
est la frontière de Moab, entre Moab et l’Amoréen.
14
C’est pourquoi il est dit dans le livre des guerres de l’Éternel:
Vaheb
en Supha, et les rivières¹ de l’Amon;
—
¹ ailleurs: torrents.
15
Et le cours des rivières¹, qui tend vers l’habitation d’Ar,
Et
qui s’appuie sur la frontière de Moab.
—
¹ ailleurs: torrents.
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La
victoire de Horma est remportée quarante ans après la défaite du même
nom (ch. 14 v. 45
). Il est triste de constater que sitôt après, le
découragement survient: «il n'y a pas de pain... il n'y a
pas d'eau» (v. 5). La manne ne manque pas, mais elle
est méprisée. Le rocher a été frappé, mais on oublie de lui
parler. Image de ce qui se produit quand nous négligeons la
Parole
et la prière! Perdre conscience de ces ressources, c'est sombrer
dans le découragement et les plaintes, c'est s'exposer aux attaques de
Satan. La morsure des serpents amène Israël à sentir et à confesser
ses péchés. Alors Moïse intercède — une fois de plus
— et l'Éternel
ordonne un remède: ce serpent d'airain placé sur une
perche. Un seul regard vers lui apportait la guérison. Le Seigneur
Jésus, dans son entretien avec Nicodème, explique la portée spirituelle
de cet épisode du désert. Le serpent d'airain élevé par Moïse, c'est
lui, le Fils de l'homme élevé sur la croix, c'est Christ «fait
péché pour nous» (2 Cor. 5. 21
), assimilé à la
puissance même du mal pour en subir la condamnation. Telle est la mesure
de l'amour de Dieu pour le monde! (Jean 3. 14 à 16
). Cher
ami qui lisez ces lignes, avez-vous dirigé le regard de la foi vers le
Sauveur élevé sur la croix? Avez-vous la vie éternelle?
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