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1
▪ Et il arriva que comme le peuple se plaignait, cela fut mauvais
aux oreilles de l’Éternel¹; et l’Éternel l’entendit, et sa colère
s’embrasa, et le feu de l’Éternel brûla parmi eux, et dévora au
bout du camp.
—
¹ ou: que le peuple était, aux oreilles de l’Éternel, comme des
gens qui se plaignaient d’un mal.
2
Et le peuple cria à Moïse, et Moïse pria l’Éternel, et le feu s’éteignit.
3
Et on appela le nom de ce lieu Tabhéra¹, parce que le feu de l’Éternel
avait brûlé parmi eux.
—
¹ incendie.
*
4
▪ Et le ramassis [de peuple] qui était au milieu d’eux s’éprit
de convoitise, et les fils d’Israël aussi se mirent encore à pleurer,
et dirent: Qui nous fera manger de la chair?
5
Il nous souvient du poisson que nous mangions en Égypte pour rien, des
concombres, et des melons, et des poireaux, et des oignons, et de l’ail;
6
et maintenant notre âme est asséchée; il n’y a rien, si ce
n’est cette manne devant nos yeux.
7
— Et la manne était comme la graine de coriandre, et son apparence
comme l’apparence du bdellium.
8
Le peuple se dispersait et la ramassait; et ils la broyaient sous la
meule ou la pilaient dans le mortier; et ils la cuisaient dans des
pots, et en faisaient des gâteaux; et son goût était comme le goût
d’un gâteau à l’huile¹.
—
¹ quelques-uns: le goût d’huile fraîche.
9
Et quand la rosée descendait la nuit sur le camp la manne descendait
dessus.
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Dans
son ingratitude le peuple se plaint et l'Éternel le châtie. Mais la leçon
n'a pas suffi. La convoitise, condamnée par le dixième commandement de
la loi, s'allume au sein du «ramassis» (ce «grand
amas de gens» sortis d'Égypte avec Israël — Ex. 12. 38
). Où
sont les aliments que nous mangions en Égypte pour rien? Le pauvre
peuple oublie les briques, la paille, et combien l'oppresseur faisait
payer cher le peu qu'il donnait. Ces mets de l'Égypte: poireaux,
oignons, ail etc... ont pour la plupart une forte
saveur, excitent l'appétit,
mais ne sont pas nourrissants, parfois indigestes. De quoi les gens de ce
monde nourrissent-ils leur esprit? De lectures et spectacles souvent
douteux... attrayants pour la chair, mais sans profit pour l'âme, bien au
contraire!
Israël
se souvient à présent de ces aliments parce que la manne a perdu pour
lui son goût exquis de gâteau au miel! (Ex. 16. 31
). Elle
n'est plus qu'un gâteau à l'huile, en attendant d'être franchement
appelée un pain misérable (ch. 21 v. 5
). Chers amis, si nous sommes
tentés par les «mets» du monde, que chacun de nous se pose
la question: Ne serait-ce pas parce que la Parole a perdu pour moi
sa saveur? «Celui qui vient à moi n'aura jamais faim»,
a promis le Seigneur Jésus (Jean 6. 35
).
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