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15 ▪
Et quand nos ennemis apprirent que nous étions informés, et que Dieu
avait dissipé leur conseil, il arriva que nous retournâmes tous à la
muraille, chacun à son travail.
16
Et, dès ce jour-là, la moitié de mes jeunes hommes travaillait à
l’œuvre, et la moitié tenait les piques, et les boucliers¹, et les arcs,
et les cuirasses; et les chefs étaient derrière toute la maison de
Juda.
— ¹ petits
boucliers, écus.
17
Ceux qui bâtissaient la muraille, et ceux qui portaient les fardeaux
[et] ceux qui les chargeaient, faisaient le travail d’une main, et, de
l’autre main, tenaient une arme.
18
Et ceux qui bâtissaient avaient chacun leur épée ceinte sur leurs reins
et bâtissaient, et celui qui sonnait de la trompette était à côté de
moi.
19 ▪
Et je dis aux nobles et aux chefs¹, et au reste du peuple: L’ouvrage
est grand et étendu, et nous sommes épars sur la muraille, éloignés l’un
de l’autre.
— ¹ comme 2:16, et 5:7, 17.
20
Au lieu où vous entendrez le son de la trompette, là, rassemblez-vous
vers nous; notre Dieu combattra pour nous.
21
Ainsi nous faisions l’ouvrage; et la moitié d’entre eux tenait les
piques depuis le lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles.
22
Dans ce temps-là aussi je dis au peuple: Que chacun, avec son
serviteur¹, passe la nuit à l’intérieur de Jérusalem, afin que de nuit
ils nous soient une garde, et que de jour [ils fassent] le travail.
— ¹ ordinairement: jeune homme.
23
Et ni moi, ni mes frères, ni mes jeunes hommes, ni les hommes de la
garde qui me suivaient, nous n’ôtâmes nos vêtements; chacun [avait] son
arme à sa droite¹.
— ¹ à sa droite est douteux;
quelques-uns: avait son arme [en allant] à l’eau.
Chapitre 5
1 ▪
Et il y eut un grand cri du peuple et de leurs femmes contre les Juifs,
leurs frères.
2 Et
il y en avait qui disaient: Nous, nos fils et nos filles, nous sommes
nombreux, et nous demandons du blé afin que nous mangions et que nous
vivions.
3 Et
il y en avait qui disaient: Nous avons dû engager nos champs et nos
vignes et nos maisons pour nous procurer du blé dans la disette.
4 Et
il y en avait qui disaient: Nous avons emprunté de l’argent sur nos
champs et nos vignes pour le tribut du roi;
5 et
pourtant notre chair est comme la chair de nos frères, nos fils comme
leurs fils; et voici, nous réduisons nos fils et nos filles à la
servitude, et parmi nos filles, il y en a qui sont [déjà] asservies, et
il n’est pas au pouvoir de nos mains [de les racheter], car nos champs
et nos vignes sont à d’autres.
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Aux difficultés et aux fatigues de la
construction viennent s'ajouter, à la fin du chapitre 4, celles du
combat. Et en effet le croyant n'est pas seulement
ouvrier, il
est aussi soldat. Il ressemble au milicien de Néhémie, tenant
d'une main son outil, de l'autre son
arme (qui est la
Parole de Dieu: Éph 6. 17
).
Il n'a le droit de déposer ni l'un ni l'autre.
Après le beau zèle auquel nous avons
assisté, le chapitre 5 nous apporte une pénible surprise. Ces
«réchappés», qui, dès avant la venue de Néhémie étaient dans une grande
misère (ch. 1 v. 3
),
se trouvent à présent dans une situation pire encore. Ils ont dû mettre
en gage ce qu'ils possédaient, et parfois livrer leurs enfants à
l'esclavage, pour pouvoir payer leurs impôts et ne pas mourir de faim.
De plus, ceux qui les ont réduits à cet état ne sont pas des ennemis. Ce
sont leurs propres frères, qui ont ainsi transgressé la loi (Exode 22.
25; Lévitique 25. 39 à 43; Deutéronome 15. 11; 23. 19, 20
).
Où en sommes-nous sur le plan de
l'amour fraternel? Sans lui le plus beau service chrétien n'a pas de
valeur (1 Corinthiens 13. 1 à 3
).
Réalisons ce que dit l'apôtre Jacques (ch. 2 v. 15, 16
).
Oui, examinons bien notre cœur à ce sujet. Et aussi
notre
comportement! |