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22
Tout revient au même; c’est pourquoi j’ai dit: Il consume le parfait
et le méchant.
23
Si le fléau donne subitement la mort, il se rit de l’épreuve de
l’innocent.
24
La terre est livrée en la main du méchant: il couvre la face de ses¹
juges. S’il n’en est pas ainsi, qui est-ce donc?
— ¹ c. à d. de la
terre.
25
Mes jours s’en vont plus vite qu’un coureur; ils fuient, ils ne voient
pas ce qui est bon;
26
Ils passent rapides comme les barques de jonc, comme un aigle qui fond
sur sa proie.
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27
Si je dis: J’oublierai ma plainte, je renoncerai à mon visage [morne]
et je serai joyeux,
28
Je suis épouvanté de tous mes tourments; je sais que tu ne me tiendras
pas pour innocent.
29
Soit, je suis méchant: pourquoi me fatigué-je ainsi en vain?
30
Si je me lave avec de l’eau de neige, et que je nettoie mes mains dans
la pureté¹,
— ¹ litt.: avec du savon.
31
Alors tu me plongeras dans un fossé, et mes vêtements m’auront en
horreur.
32
Car il n’est pas homme, comme moi, pour que je lui réponde, pour que
nous allions ensemble en jugement.
33
Il n’y a pas entre nous un arbitre¹ qui mettrait sa main sur nous deux.
— ¹ ou: médiateur.
34
Qu’il retire sa verge de dessus moi, et que sa terreur ne me trouble
pas;
35
Alors je parlerai et je ne le craindrai pas; mais il n’en est pas ainsi
de moi.
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Au ch. 7 v. 6
Job avait comparé la fuite de ses jours à la navette du
tisserand. Il emploie ici l'image d'un coureur, puis celle des
barques légères emportées par un fleuve, enfin celle d'un
aigle
qui fond sur sa proie (v. aussi Jacq. 4. 14 et Ps. 39. 5
).
Jeune on ne le réalise guère, en revanche le témoignage de tous les
vieillards est unanime: la vie est en réalité vite passée. Et nous n'en
avons qu'une seule à vivre.
Non, il n'est pas possible de les
retenir, ces jours qui s'échappent sans retour. En revanche, la manière
dont nous les remplissons peut leur donner une valeur
éternelle.
Employé pour le monde, le temps se dissipe en vanités
mensongères. Mais s'ils sont utilisés pour le Seigneur, les
courts moments pendant lesquels nous sommes sur la terre peuvent porter
un fruit qui demeure (Jean 15. 16
).
Nous adressons une exhortation toute
spéciale à ceux d'entre nos lecteurs qui n'appartiendraient pas encore
au Seigneur: Cette rapide fuite des jours incite bien des personnes à
jouir de la vie. «De l'heure fugitive, hâtons-nous, jouissons; L'homme
n'a point de port, le temps n'a point de rive...» — a dit un poète.
Mensonge! Il y a une rive (Marc 4. 35
),
il existe un port (Ps. 107. 30
).
Préparez-vous à y aborder en sûreté! |