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*
1 ▪
Et Job répondit à l’Éternel et dit:
2 Je
sais que tu peux tout, et qu’aucun dessein n’est trop difficile pour
toi.
3
Qui est celui-ci qui, sans connaissance, voile le conseil? J’ai donc
parlé, et sans comprendre, de choses trop merveilleuses pour moi, que je
ne connaissais pas.
4
Écoute, je te prie, et je parlerai; je t’interrogerai, et toi,
instruis-moi.
5
Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu:
6
C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et
dans la cendre.
*
7 ▪
Et il arriva, après que l’Éternel eut dit ces paroles à Job, que
l’Éternel dit à Éliphaz, le Thémanite: Ma colère s’est enflammée contre
toi et contre tes deux compagnons, car vous n’avez pas parlé de moi
comme il convient, comme mon serviteur Job.
8 Et
maintenant, prenez pour vous sept taureaux et sept béliers, et allez
vers mon serviteur Job, et offrez un holocauste pour vous; et mon
serviteur Job priera pour vous: car, lui, je l’aurai pour agréable,
afin que je n’agisse pas avec vous selon votre folie; car vous n’avez
pas parlé de moi comme il convient, comme mon serviteur Job.
9 Et
Éliphaz le Thémanite, et Bildad le Shukhite, et Tsophar le Naamathite,
allèrent et firent comme l’Éternel leur avait dit; et l’Éternel eut Job
pour agréable.
10 ▪
Et l’Éternel rétablit l’ancien état¹ de Job, quand il eut prié pour ses
amis; et l’Éternel donna à Job le double de tout ce qu’il avait eu.
— ¹ litt.: ramena
la captivité.
11
Et tous ses frères, et toutes ses sœurs, et tous ceux qui l’avaient
connu auparavant vinrent à lui, et mangèrent le pain avec lui dans sa
maison; et ils sympathisèrent avec lui et le consolèrent de tout le mal
que l’Éternel avait fait venir sur lui, et lui donnèrent chacun un
késita¹, et chacun un anneau d’or.
— ¹ morceau d’or ou d’argent, servant de
monnaie.
12 ▪
Et l’Éternel bénit la fin de Job plus que son commencement: et il eut
quatorze mille brebis, et six mille chameaux, et mille paires de bœufs,
et mille ânesses;
13
et il eut sept fils et trois filles;
14
et il appela le nom de la première Jémima¹, et le nom de la seconde
Ketsia², et le nom de la troisième Kéren-Happuc³.
— ¹ belle comme le jour. — ² casse. — ³
flacon de fard.
15
Et, dans tout le pays, il ne se trouvait point de femmes belles comme
les filles de Job; et leur père leur donna un héritage parmi leurs
frères.
16 ▪
Et, après cela, Job vécut cent quarante ans, et il vit ses fils, et les
fils de ses fils, quatre générations.
17
Et Job mourut vieux et rassasié de jours.
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Et nous arrivons au dénouement du
livre, à la grande leçon que Job, enfin, a comprise. On l'appelle
l'affranchissement, la délivrance du moi méprisable. Pendant que
l'Éternel lui parlait, toute la bonne opinion que Job avait de lui-même
s'était progressivement évanouie. Au fur et à mesure, il découvrait avec
effroi la méchanceté de son cœur. Lui qui s'était engagé à ne plus rien
ajouter (ch. 39 v. 38
)
s'écrie: «J'ai horreur de moi et je me repens...». Voilà ce que
doit dire un homme «parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du
mal», lorsqu'il se tient dans la présence de
Dieu!
Job a été criblé comme le blé.
Pénible travail, mais qui, comme pour Pierre plus tard, l'a débarrassé
de la confiance en lui. Il peut maintenant fortifier ses frères et il
prie pour ses amis (v. 10; comp. Luc 22. 32
).
L'Éternel l'appelle à quatre reprises
«mon serviteur Job» et blâme les trois consolateurs fâcheux. Il
en envoie d'autres à Job, qui, ceux-là, lui apportent une vraie
sympathie. Et, non seulement il rétablit l'ancien état du patriarche,
mais il lui donne le double de tout ce qu'il possédait précédemment.
Cependant Job a maintenant acquis quelque chose de plus précieux que
tout: il a appris à se connaître lui-même, en même temps qu'il
apprenait à connaître Dieu. |