|
1 ▪
Et Élihu continua et dit:
2
Attends-moi un peu, et je te montrerai que j’ai encore des paroles pour
**Dieu.
3
J’apporterai de loin ce que je sais, et je donnerai justice à mon
créateur.
4
Car certainement mes discours ne sont pas des mensonges; celui qui est
parfait¹ en connaissances est avec toi.
— ¹ ailleurs
aussi: intègre.
*
5
Voici, *Dieu est puissant et ne méprise personne; il est puissant en
force d’intelligence¹.
— ¹ litt.: de cœur.
6 Il
ne fait pas vivre le méchant, mais il fait droit aux malheureux.
7 Il
ne retire pas ses yeux de dessus le juste, et [celui-ci] est avec les
rois sur le trône, et il les fait asseoir à toujours, et ils sont
élevés.
8 Et
si, liés dans les chaînes, ils sont pris dans les cordeaux du malheur,
9 Il
leur montre ce qu’ils ont fait, et leurs transgressions, parce qu’elles
sont devenues grandes¹;
— ¹ ou: parce qu’ils sont devenus
orgueilleux.
10
Et il ouvre leurs oreilles à la discipline, et leur dit de revenir de
l’iniquité.
11
S’ils écoutent et le servent, ils accompliront leurs jours dans la
prospérité et leurs années dans les choses agréables [de la vie];
12
Mais s’ils n’écoutent pas, ils s’en iront par l’épée, et expireront sans
connaissance.
13
Les hypocrites¹ de cœur amassent la colère; ils ne crient pas quand
[Dieu] les lie.
— ¹ ou: impies.
14
Ils mourront dans la jeunesse, et leur vie est parmi les hommes voués à
l’infamie.
15
Il délivre le malheureux dans son malheur, et lui ouvre l’oreille dans
l’oppression.
16
Il t’aurait aussi tiré de la gueule de la détresse [et mis] au large, là
où il n’y a point de gêne, et la graisse abonderait dans les mets de ta
table¹.
— ¹ quelques-uns: ta table serait
tranquille [et] pleine de graisse.
17
Mais tu es plein des jugements¹ des méchants; le jugement et la justice
[te] saisiront.
— ¹ litt.: du jugement.
18
Puisqu’il y a de la colère, prends garde qu’elle ne t’enlève par le
châtiment; et une grande rançon ne te le fera pas éviter.
19
Tiendra-t-il compte de tes richesses? Non; — ni de l’or, ni de toutes
les ressources de la puissance.
20
Ne soupire pas après la nuit qui enlèvera les peuples de leur place.
21
Prends garde à toi! Ne te tourne pas vers l’iniquité, car c’est ce que
tu as choisi plutôt que l’affliction¹.
— ¹ plus haut: malheur.
|
Élihu poursuit son discours: Il
justifie Dieu (v. 3) en réfutant deux fausses pensées à son sujet:
Malgré sa puissance, le Créateur s'occupe de sa créature et ne la
méprise nullement (v. 5). Le juste, autrement dit le croyant, est
l'objet de ses soins particuliers. Qu'Il l'élève (v. 7) ou au contraire
lui envoie des épreuves (v. 8), ses yeux sont toujours sur lui. Et, en
second lieu, Dieu n'agit pas d'une manière capricieuse, comme Job
l'avait laissé entendre. En permettant l'épreuve, il poursuit un but
précis: montrer aux siens ce qu'ils ont fait, ouvrir leurs oreilles à la
discipline, les faire revenir s'il y a lieu de leur iniquité. La
discipline forme les
disciples. Hébr. 12. 7
,
nous rappelle qu'elle est réservée aux «fils de Dieu» de même que
des parents corrigent leurs propres enfants et non ceux des autres. Elle
est donc une preuve de notre relation avec notre Père. Mais, selon le
même passage (Hébr. 12. 5, 6
),
l'âme qui y est soumise peut ou bien la mépriser: ne pas
l'écouter, ni y attacher d'importance (v. 12; comp. ch. 5 v. 17
);
ou au contraire perdre courage: c'est-à-dire oublier que c'est le
fidèle amour du Seigneur qui l'a préparée (lire Ps. 119. 75
).
Une troisième attitude est la bonne: être exercé par cette
discipline, autrement dit se demander dans quel but Dieu nous l'envoie (Héb.
12. 11
). |