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1 ▪
Et Bildad, le Shukhite, répondit et dit:
2 La
domination et la terreur sont avec lui; il fait la paix dans ses hauts
lieux.
3
Peut-on dénombrer ses troupes? et sur qui sa lumière ne se lève-t-elle
pas?
4 Et
comment l’homme sera-t-il juste devant *Dieu, et comment serait pur
celui qui est né de femme?
5
Voici, la lune même ne brille pas, et les étoiles ne sont pas pures à
ses yeux:
6
Combien moins l’homme, un ver, et le fils de l’homme, un vermisseau!
*
Chapitre 26
1 ▪
Et Job répondit et dit:
2
Comme tu as aidé celui qui n’avait pas de puissance! Comme tu as
délivré le bras qui était sans force!
3
Quel conseil tu as donné à celui qui n’avait pas de sagesse! et quelle
abondance d’intelligence tu as montrée!
4
Pour qui as-tu prononcé des paroles, et de qui est le souffle qui est
sorti de toi?
5
Les trépassés tremblent au-dessous des eaux et de ceux qui les habitent.
6 Le
shéol est à nu devant lui, et l’abîme¹ n’a pas de voile.
— ¹ proprement:
destruction; hébreu: abaddon; comparer 28:22.
7 Il
étend le nord sur le vide, il suspend la terre sur le néant.
8 Il
serre les eaux dans ses nuages, et la nuée ne se fend pas sous elles;
9 Il
couvre la face de son trône et étend ses nuées par-dessus.
10
Il a tracé un cercle fixe sur la face des eaux, jusqu’à la limite
extrême où la lumière confine aux ténèbres.
11
Les colonnes des cieux branlent et s’étonnent à sa menace.
12
Il soulève¹ la mer par sa puissance, et, par son intelligence, il brise
Rahab².
— ¹ quelques-uns: apaise. — ² ici:
monstre marin; ou: son insolence.
13
Par son Esprit le ciel est beau; sa main a formé¹ le serpent fuyard.
— ¹ ou: transpercé.
14
Voici, ces choses sont les bords de ses voies, et combien faible est le
murmure que nous en avons entendu¹! Et le tonnerre de sa force, qui
peut le comprendre?
— ¹ ou: nous avons entendu de lui.
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Bildad
signifie «fils de contestation». C'est un nom qu'il mérite en
effet! Or que recommande la Parole?: «Il ne faut pas que l'esclave du
Seigneur conteste, mais qu'il soit doux envers tous, propre à
enseigner, ayant du support, enseignant avec douceur les opposants...»
(2 Tim. 2. 24, 25
).
Aucun des trois amis n'a manifesté ces caractères. Ils savaient poser
des questions, ils étaient incapables d'y apporter des réponses; ils
pouvaient blesser mais non guérir, renverser mais non édifier. Après un
bref discours de Bildad, ils se taisent définitivement. Les paroles les
plus sévères n'ont pas réussi à produire chez Job une vraie conviction
de péché. Plus il a été accusé, plus il a éprouvé le besoin de se
justifier. Cette conviction de péché, seul l'Esprit de Dieu peut la
produire dans une conscience. L'a-t-il fait dans la vôtre?
Et le cœur de Job n'a pas davantage
été touché par une vraie parole de consolation. Nous pensons à cette
exclamation du plus grand des affligés: «J'ai attendu que quelqu'un eût
compassion..., mais il n'y a eu personne,... et des consolateurs, mais
je n'en ai pas trouvé» (Ps. 69. 20
).
Loin d'apaiser Job, de l'aider par un
sage conseil (ch. 26 v. 2, 3), les propos de ses amis l'ont excité à un
point extrême. Et il se lance à présent dans un long et désolant
monologue. |