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37 ▪
Et la chose fut bonne aux yeux du Pharaon et aux yeux de tous ses
serviteurs.
38
Et le Pharaon dit à ses serviteurs: Trouverons-nous un homme semblable
à celui-ci, en qui est l’esprit des dieux¹?
— ¹ ou: de Dieu.
39
Et le Pharaon dit à Joseph: Puisque Dieu t’a fait connaître tout cela,
personne n’est intelligent et sage comme toi.
40
Toi, tu seras sur ma maison, et tout mon peuple se dirigera d’après ton
commandement; seulement quant au trône, je serai plus grand que toi.
41
Et le Pharaon dit à Joseph: Vois, je t’ai établi sur tout le pays
d’Égypte.
42
Et le Pharaon ôta son anneau de sa main, et le mit à la main de Joseph,
et il le revêtit de vêtements de byssus¹,
— ¹ ailleurs: fin coton.
43
et mit un collier d’or à son cou; et il le fit monter sur le second
char qui était à lui; et on criait devant lui: Abrec¹! Et il
l’établit sur tout le pays d’Égypte.
— ¹ mot égyptien signifiant: qu’on
s’agenouille.
44
Et le Pharaon dit à Joseph: Moi je suis le Pharaon: sans toi nul ne
lèvera la main ni le pied dans tout le pays d’Égypte.
45
Et le Pharaon appela le nom de Joseph Tsaphnath-Pahnéakh¹; et il lui
donna pour femme Asnath, fille de Poti-Phéra, sacrificateur d’On. Et
Joseph parcourut le pays d’Égypte.
— ¹ révélateur de secrets; d’après
l’égyptien: sauveur du monde, ou soutien de la vie.
46
Et Joseph était âgé de trente ans lorsqu’il se tint devant le Pharaon,
le roi d’Égypte; et Joseph sortit de devant le Pharaon, et passa par
tout le pays d’Égypte.
*
47 ▪
Et la terre rapporta à pleines mains pendant les sept années
d’abondance.
48
Et [Joseph] rassembla tous les vivres des sept années qui furent dans le
pays d’Égypte, et mis les vivres dans les villes; il mit dans chaque
ville les vivres [provenant] des champs qui étaient autour d’elle.
49
Et Joseph amassa du blé, comme le sable de la mer, une immense quantité,
jusqu’à ce qu’on cessa de compter, parce qu’il était sans nombre.
50 ▪
Et, avant que vînt l’année de la famine, il naquit à Joseph deux fils,
qu’Asnath, fille de Poti-Phéra, sacrificateur d’On, lui enfanta.
51
Et Joseph appela le nom du premier-né Manassé¹:
car Dieu m’a fait oublier toute ma peine, et toute la maison de mon
père.
— ¹ oubli.
52
Et il appela le nom du second Éphraïm¹: car Dieu m’a fait fructifier
dans le pays de mon affliction.
— ¹ double
fertilité.
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Une grande page de l'histoire de
Joseph est maintenant tournée. Après les souffrances viennent les
gloires (comp. Luc 24. 26
). L'affligé jeté dans la fosse, l'esclave dans
un pays étranger, le prisonnier dans la tour, devient le seigneur du
pays (ch. 42 v. 30
), le sauveur du monde, celui devant lequel tous les
genoux se ploient (voir notes). Chacun de ces titres nous parle de
Celui qui, jadis humilié et méprisé, sera bientôt par tous à jamais
honoré. Jésus, le Nazaréen, a été haut élevé par Dieu, couronné de
gloire et d'honneur (Héb. 2. 7
). Et, complément de toutes ces gloires,
ce qui seul peut satisfaire ses affections: une épouse est donnée à
Joseph, image de l'Église, prise du milieu des nations (Eph. 1. 20 à
23
). Les noms de ses fils peuvent suggérer le pénible travail de l'âme
du Sauveur, oublié désormais (Manassé, v. 51) pour goûter une abondance
de fruit (Éphraïm, v. 52; comp. Es. 53. 11
).
Le Ps. 105 v. 16 à 21
, déjà cité,
résume cette magnifique histoire. Avant d'envoyer sur la terre la famine
qu'il avait déjà décrétée, Dieu a préparé par ses afflictions Joseph,
type de Christ, au rôle de sauveur et de soutien de la vie pour le monde
et pour la famille d'Israël (Éphraïm = double fertilité). Aussi
pouvons-nous bien nous écrier avec admiration: «Trouverons-nous un
homme semblable à celui-ci?» (v. 38).
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