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12
C’est moi, c’est moi qui vous console! Qui es-tu, que tu craignes un
homme qui mourra, et un fils d’homme qui deviendra comme l’herbe,
13
et que tu oublies l’Éternel qui t’a fait, qui a étendu les cieux et
fondé la terre, et que tu trembles continuellement tout le jour devant
la fureur de l’oppresseur, lorsqu’il se prépare à détruire? Et où est
la fureur de l’oppresseur?
14
Celui qui est courbé [sous les chaînes] sera bientôt mis en liberté, et
il ne mourra pas dans la fosse et ne sera pas privé de son pain.
15
Mais moi, je suis l’Éternel, ton Dieu, qui soulève la mer, et ses flots
mugissent: l’Éternel des armées est son nom.
16
Et j’ai mis mes paroles dans ta bouche, et je t’ai couvert de l’ombre de
ma main, pour établir¹ les cieux, et pour fonder la terre, et pour dire
à Sion: Tu es mon peuple!
— ¹ litt.: planter.
17 ▪
Réveille-toi, réveille-toi, lève-toi, Jérusalem, qui as bu de la main de
l’Éternel la coupe de sa fureur, qui as bu, qui as vidé jusqu’au fond le
calice de la coupe d’étourdissement!
18
De tous les fils qu’elle a enfantés il n’y en a pas un qui la conduise,
et de tous les fils qu’elle a élevés il n’y en a pas un qui la prenne
par la main.
19
Ces deux [choses] te sont arrivées, — qui te plaindra? — la dévastation
et la ruine, et la famine et l’épée: par qui¹ te consolerai-je?
— ¹ ou: comment, comparer Amos 7:2.
20
Tes fils ont langui, ils sont couchés au coin¹ de toutes les rues comme
un bœuf sauvage² dans un rets; ils sont remplis de la fureur de
l’Éternel, de la répréhension de ton Dieu.
— ¹ litt.: à la tête. — ² ou: antilope,
oryx.
21
C’est pourquoi, écoute ceci, toi qui es affligée et ivre, mais non de
vin:
22
Ainsi dit ton Seigneur, l’Éternel, et ton Dieu qui plaide la cause de
son peuple: Voici, je prends de ta main la coupe d’étourdissement, le
calice de la coupe de ma fureur; tu n’en boiras plus désormais;
23
et je la mets dans la main de ceux qui t’affligent, qui ont dit à ton
âme: Courbe-toi, afin que nous passions; et tu as mis ton corps¹ comme
le sol, et comme une rue pour les passants.
— ¹ litt.: dos.
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«C'est moi, c'est moi qui vous
console!» (v. 12). Combien de croyants dans l'épreuve ont fait
l'expérience qu'il n'existe pas de vraies consolations en dehors de
celles de Dieu. Il est en effet «le Dieu de toute consolation» (2
Cor. 1. 3
).
Mais nous sommes quelquefois comme le psalmiste qui déclare: «Mon âme
refusait d'être consolée» (Ps. 77. 2
).
Les touchants appels de l'Éternel à son peuple sont restés sans écho. Il
n'y a eu «personne qui répondît» à l'exception d'un faible résidu
poursuivant la justice (ch. 50 v. 2; ch. 66 v. 4
).
Maintenant un cri redoublé et pressant se fait entendre: «Réveille-toi;
réveille-toi,
lève-toi… revêts-toi de tes vêtements de parure» (v.
17 et ch. 52 v. 1
).
Il s'agit d'arracher Jérusalem à son sommeil. Car le Messie va paraître.
Le ch. 53 nous montrera l'accueil qui lui fut réservé lors de sa
première venue. Rejeté, Christ est remonté dans la gloire. Mais
aujourd'hui nous sommes à la veille de son retour. Le Seigneur Jésus
nous rappelle sa promesse: «Voici, je viens bientôt». Il se présente
lui-même: «Moi je suis… l'étoile brillante du matin» (Apoc. 22. 12, 16,
17
).
Réveillée et pleine d'espoir, l'Épouse avec l'Esprit s'écrie: «Viens».
Que chacun y fasse écho dans son cœur et réponde: «Amen; viens, Seigneur
Jésus»! |