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1 ▪
Écoutez cette parole, une complainte que j’élève sur vous, maison
d’Israël!
2
Elle est tombée, elle ne se relèvera pas, la vierge d’Israël; elle est
étendue sur sa terre, il n’y a personne qui la relève.
3
Car ainsi dit le Seigneur, l’Éternel: La ville qui allait en campagne
avec mille, en aura cent de reste; et celle qui allait en campagne avec
cent¹, en aura dix de reste, pour la maison d’Israël.
— ¹ litt.: qui sortait par mille… qui
sortait par cent.
4 ▪
Car ainsi dit l’Éternel à la maison d’Israël: Cherchez-moi, et vous
vivrez;
5 et
ne cherchez pas Béthel, et n’allez pas à Guilgal, et ne passez pas à
Beër-Shéba; car Guilgal ira certainement en captivité, et Béthel sera
réduite à rien¹.
— ¹ hébreu: aven; comparer Osée 4:15.
6
Cherchez l’Éternel, et vous vivrez, de peur qu’il n’envahisse comme le
feu la maison de Joseph, et ne la dévore, et qu’il n’y ait personne à
Béthel qui éteigne.
7
Vous qui changez en absinthe le droit¹, et qui couchez par terre la
justice,
— ¹ ordinairement: jugement.
8
[cherchez-le], lui qui a fait les Pléïades et Orion; qui change en
matin l’ombre de la mort, et transforme le jour en ténèbres de la nuit;
qui appelle les eaux de la mer, et les verse sur la face de la terre:
l’Éternel est son nom.
9 Il
fait lever subitement la destruction sur le fort¹, et la destruction
vient sur la forteresse.
— ¹ l’[homme] fort.
10 ▪
Ils haïssent celui qui reprend à la porte, et ont en abomination celui
qui parle avec intégrité.
11
C’est pourquoi, parce que vous foulez aux pieds le pauvre, et que vous
prenez de lui des charges¹ de blé: vous avez bâti des maisons de
pierres de taille, mais vous n’y habiterez pas; vous avez planté des
vignes excellentes², et vous n’en boirez pas le vin;
— ¹ ou: présents tributs. — ² ou:
agréables.
12
car je connais vos nombreuses transgressions et vos grands¹ péchés: ils
oppriment le juste, prennent des présents², et font fléchir à la porte
le droit des pauvres.
— ¹ nombreux; litt.: forts. — ² voir 1
Sam. 12:3.
13
C’est pourquoi, en ce temps-ci, le sage gardera le silence, car c’est un
temps mauvais.
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«Venez à Béthel et péchez! — invitait
ironiquement le ch. 4 v. 4
— À Guilgal, multipliez la transgression!…». Mais maintenant, Dieu
supplie: «Ne cherchez pas Béthel et n’allez pas à Guilgal!…»;
«cherchez-moi et vous vivrez…, cherchez l’Éternel et vous vivrez»
(v. 4 à 6).
Pour vivre, l’homme n’a que faire
d’une religion; il lui faut un
Sauveur. Or Jésus est le
chemin, la vérité, la vie; nul ne vient au Père que par Lui
(Jean 14. 6
).
Reconnaissons la grandeur de Celui qui a fait et qui soutient les mondes
(Héb. 1. 2, 3
).
Les Pléïades, Orion, ces constellations, quand nous les découvrons dans
la nuit claire, confondent notre intelligence. Vainement nous nous
efforçons d’apprécier leur fantastique éloignement. Mais le Fils de Dieu
a accompli une œuvre autrement merveilleuse. L’ombre menaçante de la
mort éternelle qui nous enveloppait déjà, Il l’a changée en
matin,
engloutie en victoire dans sa résurrection (v. 8). Certes, les ténèbres
règnent toujours dans le monde. L’oppression et l’injustice sont choses
courantes. Mais le chrétien n’est pas accablé; même en «un temps
mauvais», il sait où trouver son Sauveur. «Cherchez-le, lui»
(v. 8), tel devrait être notre mot d’ordre chaque fois que nous ouvrons
notre Bible (Ps. 27. 8
).
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