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1 ▪
Et David dit: y a-t-il encore quelqu’un qui soit demeuré de reste de la
maison de Saül? et j’userai de bonté envers lui à cause de Jonathan.¹
— ¹
date: A.C. 1040, environ.
2 Et
il y avait un serviteur de la maison de Saül, dont le nom était Tsiba;
et on l’appela auprès de David. Et le roi lui dit: Es-tu Tsiba? Et il
dit: Ton serviteur!
3 Et
le roi dit: N’y a-t-il plus personne de la maison de Saül? et j’userai
envers lui d’une bonté de Dieu. Et Tsiba dit au roi: Il y a encore un
fils de Jonathan, perclus des pieds.
4 Et
le roi lui dit. Où est-il? Et Tsiba dit au roi: Voici, il est dans la
maison de Makir, fils d’Ammiel, à Lodebar.
5 Et
le roi David envoya, et le prit de la maison de Makir, fils d’Ammiel, à
Lodebar.
6 Et
Mephibosheth, fils de Jonathan, fils de Saül, vint vers David, et il
tomba sur sa face et se prosterna. Et David dit: Mephibosheth! Et il
dit: Voici ton serviteur.
7 Et
David lui dit: Ne crains point, car certainement j’userai de bonté
envers toi à cause de Jonathan, ton père, et je te rendrai tous les
champs de Saül, ton père, et tu mangeras continuellement le pain à ma
table.
8 Et
il se prosterna, et dit: Qu’est ton serviteur, que tu aies regardé un
chien mort tel que moi?
9 ▪
Et le roi appela Tsiba, le serviteur de Saül, et lui dit: Tout ce qui
appartenait à Saül et à toute sa maison, je le donne au fils de ton
seigneur;
10
et tu cultiveras pour lui la terre, toi et tes fils et tes serviteurs,
et tu en apporteras [les fruits], et le fils de ton seigneur aura du
pain à manger; et Mephibosheth, fils de ton seigneur, mangera
continuellement le pain à ma table. Or Tsiba avait quinze fils et vingt
serviteurs.
11
Et Tsiba dit au roi: Ton serviteur fera selon tout ce que le roi, mon
seigneur, a commandé à son serviteur. Et Mephibosheth, [dit le roi,]
mangera à ma table comme un des fils du roi.
12
Et Mephibosheth avait un jeune fils, et son nom était Mica; et tous
ceux qui habitaient dans la maison de Tsiba étaient serviteurs de
Mephibosheth.
13
Et Mephibosheth habitait à Jérusalem, car il mangeait toujours à la
table du roi; et il était boiteux des deux pieds.
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Le ch. 8 a déployé devant nous la
gloire du roi David. Mais quelque chose la dépasse encore: c'est sa
grâce. Il l'a apprise à l'école de Dieu, étant lui-même l’objet de
cette grâce. Est-ce là en effet «la manière de l'homme» de recevoir à sa
cour, à sa table, le dernier représentant de la race rivale, l'héritier
de son ennemi? (lire 2 Samuel 4. 4
).
Non, il s'agit bien d'une «bonté de Dieu». Car David ne se
contente pas d'accomplir sa promesse à Jonathan et à Saül (1 Samuel 20.
14, 15; 24. 22, 23
);
il fait surabonder cette grâce divine envers le pauvre
Mephibosheth,
lequel est tout rempli du sentiment de sa propre indignité. De plus cet
homme n'était-il pas boiteux, et à ce titre encourant la haine du
roi? (ch. 5 v. 8
).
Or voyez comment il est cherché, appelé par son nom,
rassuré, enrichi, invité comme un membre de la famille
à la table du roi, et enfin
pris en charge par lui pour
toujours. Quelle belle figure de l'œuvre de Jésus pour un pécheur!
Mephibosheth restera infirme. Le
verset 13 le répète intentionnellement. Mais quand il sera assis à la
table royale, cela ne sera pas visible. N'en est-il pas ainsi du croyant
ici-bas? Sa vieille nature ne lui est pas enlevée. Mais, en restant dans
la communion du Seigneur, il peut ne pas la montrer. |