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1 ▪
Et il arriva, après cela,¹ qu’Absalom se procura des chars et des
chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui.
— ¹
date: A.C. 1023, environ.
2 Et
Absalom se levait de bonne heure, et se tenait à côté du chemin de la
porte; et tout homme qui avait une cause qui l’obligeât d’aller vers le
roi pour un jugement, Absalom l’appelait, et disait: De quelle ville
es-tu? Et il disait: Ton serviteur est de l’une des tribus d’Israël.
3 Et
Absalom lui disait: Vois, tes affaires sont bonnes et justes, mais tu
n’as personne pour les entendre de la part du roi.
4 Et
Absalom disait: Que ne m’établit-on juge dans le pays! alors tout
homme qui aurait une cause ou un procès viendrait vers moi, et je lui
ferais justice.
5 Et
s’il arrivait qu’un homme s’approchât pour se prosterner devant lui, il
lui tendait la main, et le prenait, et le baisait.
6 Et
Absalom agissait de cette manière envers tous ceux d’Israël qui venaient
vers le roi pour un jugement; et Absalom dérobait les cœurs des hommes
d’Israël.
7 ▪
Et il arriva au bout de quarante¹ ans, qu’Absalom dit au roi: Je te
prie, que je m’en aille et que j’acquitte à Hébron mon vœu que j’ai voué
à l’Éternel.
— ¹ plusieurs lisent: quatre.
8
Car ton serviteur voua un vœu, quand je demeurais à Gueshur, en Syrie,
disant: Si l’Éternel me fait retourner à Jérusalem, je servirai
l’Éternel.
9 Et
le roi lui dit: Va en paix. Et il se leva, et s’en alla à Hébron.
10
Et Absalom envoya des émissaires¹ dans toutes les tribus d’Israël,
disant: Quand vous entendrez le son de la trompette, dites: Absalom
règne à Hébron.
— ¹ ailleurs: espions.
11
Et deux cents hommes qui avaient été invités, s’en allèrent de Jérusalem
avec Absalom, et ils allaient dans leur simplicité, et ne savaient rien
de l’affaire.
12
Et Absalom envoya [appeler] Akhitophel, le Guilonite, le conseiller de
David, de sa ville de Guilo, pendant qu’il offrait¹ les sacrifices; et
la conjuration devint puissante, et le peuple allait croissant auprès d’Absalom.
— ¹ offrir, ici, litt.: sacrifier: voir
Deut. 12:15.
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L’attitude d’Absalom ne montre aucun
travail de conscience. Il avait soigneusement préparé son coup d'état.
Jour après jour, il s'était rendu à la porte de la ville pour y
rencontrer ceux qui avaient une affaire à juger. Il leur tendait la
main, les embrassait et les interrogeait sur la raison qui les amenait.
Ensuite il leur donnait à entendre que son père n'était pas capable de
prendre leur cause en main. Lui en revanche, ajoutait-il, s'il recevait
le pouvoir, ne manquerait pas de leur faire droit.
Hypocrite et flatteur, Absalom
réussissait pourtant de cette manière à se faire auprès de tout Israël
une réputation de bienveillance, d'amabilité, de justice, aux dépens du
roi son père. Il «dérobait les cœurs des hommes d'Israël» à leur
seigneur véritable (verset 6; Rom. 16. 18
). N'y a-t-il pas aujourd'hui encore des
personnes (et des choses) habiles à dérober nos cœurs au vrai David?
Souvenons-nous que ces cœurs appartiennent au Seigneur Jésus Christ. Il
a payé un prix suffisamment grand pour les posséder sans réserve et sans
retour.
Dans les v. 7 à 12 nous voyons Absalom,
couvrant son action infâme d’un prétexte religieux, organiser la
conjuration qui doit, compte-t-il, le placer sur le trône (Jér. 9. 3 à 5
). |