|
15 ▪
Et il retourna vers l’homme de Dieu, lui et tout son camp, et il vint et
se tint devant lui, et dit: Voici, je sais qu’il n’y a point de Dieu en
toute la terre, sinon en Israël. Et maintenant, je te prie, prends un
présent de ton serviteur.
16
Mais [Élisée] dit: L’Éternel, devant qui je me tiens, est vivant, que
je ne le prendrai pas. Et [Naaman] le pressa de le prendre, mais il
refusa.
17
Et Naaman dit: Si cela ne se peut, qu’on donne, je te prie, de [cette]
terre à ton serviteur la charge de deux mulets. Car ton serviteur
n’offrira¹ plus d’holocauste ni de sacrifice à d’autres dieux, mais
seulement à l’Éternel.
— ¹
litt.: ne fera.
18
Qu’en ceci l’Éternel pardonne à ton serviteur: quand mon seigneur
entrera dans la maison de Rimmon pour s’y prosterner, et qu’il
s’appuiera sur ma main, et que je me prosternerai dans la maison de
Rimmon, que l’Éternel, je te prie, pardonne à ton serviteur en ceci,
quand je me prosternerai dans la maison de Rimmon!
19
Et il lui dit: Va en paix. Et il s’en alla d’avec lui un bout de
chemin.
20 ▪
Et Guéhazi, le jeune homme d’Élisée, homme de Dieu, dit: Voici, mon
maître a épargné Naaman, ce Syrien, en ne prenant pas de sa main ce
qu’il avait apporté; l’Éternel est vivant, si je ne cours après lui, et
si je ne prends de lui quelque chose!
21
Et Guéhazi poursuivit Naaman: et Naaman vit qu’il courait après lui;
et il descendit de son char à sa rencontre, et [lui] dit: Tout va-t-il
bien?
22
Et il dit: Bien. Mon maître m’a envoyé, disant: Voici, dans ce moment,
deux jeunes hommes d’entre les fils des prophètes sont venus vers moi,
de la montagne d’Éphraïm; donne-leur, je te prie, un talent d’argent et
deux vêtements de rechange.
23
Et Naaman dit: Consens à prendre deux talents. Et il le pressa avec
insistance; et il lia deux talents d’argent dans deux sacs, et deux
vêtements de rechange, et il les donna à deux de ses jeunes hommes; et
ils les portèrent devant Guéhazi¹.
— ¹ litt.: devant lui.
24
Et quand il fut arrivé à la colline, il les prit de leurs mains, et les
serra dans la maison; et il renvoya les hommes et ils s’en allèrent.
25
Et lui, il entra et se tint devant son maître.
▪ Et
Élisée lui dit: D’où [viens-tu], Guéhazi? Et il dit: Ton serviteur
n’est allé nulle part.
26
Et [Élisée] lui dit: Mon cœur n’est-il pas allé, quand l’homme s’est
retourné de dessus son char à ta rencontre? Est-ce le temps de prendre
de l’argent, et de prendre des vêtements, et des oliviers, et des
vignes, et du menu et du gros bétail, et des serviteurs et des
servantes? …
27
La lèpre de Naaman s’attachera à toi et à ta semence pour toujours. Et [Guéhazi]
sortit de devant lui, lépreux, [blanc] comme la neige.
|
La première chose que fait Naaman
après sa guérison est d'aller remercier celui qui en a été
l’instrument. Il nous rappelle celui de ces dix
lépreux rendus
nets par le Seigneur, qui «voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas,
glorifiant Dieu à haute voix» (Luc 17. 15
).
Or c'était également un étranger.
Naaman doit apprendre ensuite que le
salut est entièrement gratuit. Tant de personnes ne parviennent
pas à accepter ce fait. À plus forte raison lorsqu’elles voient certains
membres du clergé tirer de la religion un profit personnel: ce qui est
appelé «un gain honteux» (1 Tim. 3. 8; Tite 1. 7; 1 Pierre 5. 2
).
Guéhazi nous y fait penser. Sa démarche dictée par l’amour de l’argent
risque d’annuler aux yeux de Naaman la gratuité du don de Dieu. Le cœur
de l’homme de Dieu, inquiet pour ce «nouveau converti» a suivi toute la
scène. L’action malhonnête est dénoncée et le misérable cupide reçoit
son châtiment (Comp. Actes 5. 1-11
).
«Est-ce le temps...?», demande Élisée,
dont toute la fortune était son manteau de prophète. Question sérieuse
pour chacun de nous! Disciples d'un Maître qui a été «le Pauvre», à la
veille de Son retour, ce n'est pas le temps de nous enrichir et
de chercher nos aises ici-bas! (voir aussi Jacques 5, fin du verset 3 et
Aggée 1. 4
). |