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1 ▪
Et tout le peuple de Juda prit Ozias, qui était âgé de seize ans, et ils
le firent roi à la place de son père Amatsia.¹
— ¹ date: A.C.
810.
2 Ce
fut lui qui bâtit Éloth¹, et la recouvra pour Juda, après que le roi se
fut endormi avec ses pères.
— ¹ ailleurs: Élath.
3
Ozias était âgé de seize ans lorsqu’il commença de régner; et il régna
cinquante-deux ans à Jérusalem; et le nom de sa mère était Jecolia, de
Jérusalem.
4 Et
il fit ce qui est droit aux yeux de l’Éternel, selon tout ce qu’avait
fait Amatsia, son père.
5 Et
il rechercha Dieu pendant les jours de Zacharie, qui avait
l’intelligence des visions de Dieu; et pendant les jours où il
rechercha l’Éternel, Dieu le fit prospérer.
6 Et
il sortit, et fit la guerre contre les Philistins, et abattit la
muraille de Gath, et la muraille de Jabné, et la muraille d’Asdod; et
il bâtit des villes autour d’Asdod¹ et au milieu des Philistins.
— ¹ litt.: en Asdod.
7 Et
Dieu l’aida contre les Philistins, et contre les Arabes qui habitaient à
Gur-Baal, et contre les Maonites¹.
— ¹ hébreu: Meünim.
8 Et
les Ammonites apportèrent des présents à Ozias: et son renom parvint
jusqu’à l’entrée de l’Égypte, car il était devenu extrêmement fort.
9 Et
Ozias bâtit des tours à Jérusalem, sur la porte du coin, et sur la porte
de la vallée, et sur l’angle, et les fortifia;
10
et il bâtit des tours dans le désert, et creusa beaucoup de puits, car
il avait beaucoup de bétail dans le pays plat et sur le plateau, [et]
des laboureurs et des vignerons dans les montagnes et en Carmel; car il
aimait la campagne.
11
Et Ozias avait une armée¹ pour faire la guerre, allant au combat par
bandes, selon le chiffre de leur recensement [fait] par la main de
Jehiel, le scribe, et de Maascéïa, l’intendant, sous la main de Hanania,
l’un des chefs du roi.
— ¹ litt.: force.
12
Tout le nombre des chefs des pères, des hommes forts et vaillants, était
de deux mille six cents.
13
Et il y avait sous leur main une armée¹ de trois cent sept mille cinq
cents [hommes] pour faire la guerre avec une force puissante, afin
d’aider le roi contre l’ennemi.
— ¹ litt.: force d’armée.
14
Et Ozias leur prépara, pour toute l’armée, des boucliers¹, et des
piques, et des casques, et des cuirasses, et des arcs, et jusqu’à des
pierres de fronde.
— ¹ petits boucliers.
15
Et il fit à Jérusalem des machines, inventées par des ingénieurs, pour
être [placées] sur les tours et sur le haut des remparts¹,
pour lancer des flèches et de grosses pierres. Et son renom s’étendit au
loin; car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il devint fort.
— ¹ ou: sur les créneaux.
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Le roi Ozias nous est présenté comme
un homme d’une ouverture d’esprit exceptionnelle. Son règne
particulièrement long (cinquante-deux ans) est rempli d'une activité
remarquable. Le roi veille à ce que son peuple ne manque de rien: Puits,
bétail, labours, vignobles; le tout accompagné d'une forte protection
militaire. Bref, il assure à son royaume à la fois prospérité et
sécurité. N'est-ce pas vers ces deux buts que tendent tous les
efforts des hommes? Et à quoi cela les conduit-il en général? Est-ce à
être reconnaissants envers Dieu? À employer leurs biens pour le service
du Seigneur? Hélas, plutôt à s'en attribuer le mérite, à se confier dans
les choses acquises, et à en jouir d'une manière égoïste! Ces mêmes
dangers menacent un croyant qui est matériellement à son aise. Il risque
beaucoup de s'appuyer sur ses propres ressources, de se sentir fort. Du
même coup, il cesse de compter sur l'aide merveilleuse de Dieu
(verset 15) et en perd le bénéfice. Dans ces conditions, une chute ne
saurait tarder.
Ozias avait tout préparé pour résister
à un assaut extérieur. Mais il avait négligé de veiller sur le
front intérieur, autrement dit sur son propre cœur. |