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55 ▪
Et quand Saül avait vu David sortant à la rencontre du Philistin, il
avait dit à Abner, chef de l’armée: Abner, de qui ce jeune homme est-il
fils? Et Abner avait dit: Ton âme est vivante, ô roi! je n’en sais
rien.
56
Et le roi dit: Enquiers-toi de qui ce jeune homme est fils.
57
Et comme David revenait d’avoir frappé le Philistin, Abner le prit et
l’amena devant Saül, ayant la tête du Philistin à la main.
58
Et Saül lui dit: Jeune homme, de qui es-tu fils? Et David dit: Je
suis fils de ton serviteur Isaï, le Bethléhémite.
Chapitre 18
1 ▪
Et il arriva, comme il achevait de parler à Saül, que l’âme de Jonathan
se lia à l’âme de David; et Jonathan l’aima comme son âme.
2 Et
Saül le prit ce jour-là, et ne lui permit pas de retourner à la maison
de son père.
3 Et
Jonathan fit alliance avec David, parce qu’il l’aimait comme son âme.
4 Et
Jonathan se dépouilla de la robe qui était sur lui, et la donna à David,
ainsi que ses vêtements, jusqu’à son épée, et à son arc, et à sa
ceinture.
5 Et
David allait¹ partout où Saül l’envoyait, [et] il prospérait; et Saül
l’établit sur les hommes de guerre, et il était agréable aux yeux de
tout le peuple, et même aux yeux des serviteurs de Saül.
— ¹
ailleurs: entrait en campagne;
litt.: sortait.
6 ▪
Et il arriva que, comme ils revenaient, lors du retour de David après
qu’il eut frappé le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes
d’Israël à la rencontre du roi Saül, avec joie, en chantant et en
dansant, avec des tambourins et des triangles.
7 Et
les femmes qui jouaient s’entre-répondaient et disaient: Saül a frappé
ses mille, et David ses dix mille.
8 Et
Saül fut très irrité, et cette parole fut mauvaise à ses yeux, et il
dit: On en a donné à David dix mille, et à moi, on m’a donné les
mille: il n’y a plus pour lui que la royauté.
9 Et
depuis ce jour-là et dans la suite, Saül eut l’œil sur David.
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Vainqueur, David se tient à nouveau
devant le roi, tenant à la main la tête du géant. Et nous constatons
avec étonnement que Saül ne sait plus de qui il est le fils. À l'égard
du Seigneur Jésus, il se manifeste un semblable aveuglement: Les Juifs
ne connaissaient ni Lui ni Son Père (Jean 8. 19
).
Et il en est toujours ainsi, même dans nos pays chrétiens où beaucoup de
personnes ne reconnaissent pas Jésus comme le Fils de Dieu (1
Jean 4. 14-15
).
Jonathan en revanche ne se pose pas de
question touchant David (ch. 20 v. 13 à 15
).
Celui qui vient de donner à Israël cette extraordinaire délivrance ne
peut être que l'oint de l'Éternel. Et son âme s'attache à lui, non pas
simplement par reconnaissance, ou par admiration, mais par un lien
d'amour intime et personnel. Bel exemple pour le croyant qui, non
seulement se réjouit de son salut, mais aime Celui qui l'a sauvé.
Or l'amour est un sentiment qui se montre. Pour David, le
Bien-aimé, Jonathan se dépouille de ce qui fait sa force et sa gloire.
Sommes-nous prêts à en faire autant? Avons-nous reconnu Jésus notre
Sauveur comme Celui qui a aussi tous les droits sur votre cœur et sur
tout ce qui nous appartient?
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