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30b
▪ Et Ben-Hadad s’enfuit et entra dans la ville, d’une chambre dans
l’autre¹.
— ¹
ailleurs: chambre
intérieure
31
Et ses serviteurs lui dirent: Voici, nous avons entendu dire que les
rois de la maison d’Israël sont des rois [doux et] cléments; mettons,
je te prie, des sacs sur nos reins et des cordes à nos têtes, et sortons
vers le roi d’Israël: peut-être qu’il laissera vivre ton âme.
32
Et ils ceignirent de sacs leurs reins et [mirent] des cordes à leurs
têtes, et s’en vinrent vers le roi d’Israël. Et ils dirent: Ton
serviteur Ben-Hadad dit: Je te prie, laisse vivre mon âme. Et il dit:
Vit-il encore? Il est mon frère.
33
Et les hommes en augurèrent [du bien], et se hâtèrent de saisir ce qui
venait de lui; et ils dirent: Ton frère Ben-Hadad… Et il dit: Allez,
amenez-le. Et Ben-Hadad sortit vers lui, et il le fit monter sur son
char.
34
Et [Ben-Hadad] lui dit: Les villes que mon père a prises à ton père, je
les rends, et tu feras pour toi des rues à Damas, comme mon père en a
fait à Samarie. Et moi, [dit Achab], je te renverrai avec cette
alliance. Et il fit alliance avec lui, et le renvoya.
35 ▪
Et un homme d’entre les fils des prophètes dit à son compagnon, par la
parole de l’Éternel: Frappe-moi, je te prie. Et l’homme refusa de le
frapper.
36
Et il lui dit: Parce que tu n’as pas écouté la voix de l’Éternel,
voici, quand tu sortiras d’auprès de moi, le lion te tuera¹. Et il
sortit d’auprès de lui, et le lion le trouva, et le tua¹.
— ¹ plus loin: frapper.
37
Et il trouva un autre homme, et il dit: Frappe-moi, je te prie. Et
l’homme le frappa fort, et le blessa.
38
Et le prophète s’en alla, et se tint sur le chemin du roi, et se déguisa
avec un bandeau sur les yeux.
39
Et, comme le roi passait, il cria au roi, et dit: Ton serviteur était
sorti au milieu de la bataille, et voici, un homme se détourna, et
m’amena un homme, et dit: Garde cet homme; s’il vient à manquer, ta
vie sera à la place de sa vie, ou tu me pèseras¹ un talent d’argent.
— ¹ autrement dit: payeras.
40
Et, comme ton serviteur était occupé ça et là, l’homme a disparu. Et le
roi d’Israël lui dit: Ainsi est ton jugement: tu en as décidé.
41
Et il ôta avec hâte le bandeau de dessus ses yeux, et le roi d’Israël le
reconnut pour l’un des prophètes.
42
Et il lui dit: Ainsi dit l’Éternel: Parce que tu as laissé aller
d’entre tes mains l’homme que j’avais voué à la destruction, ta vie sera
pour sa vie, et ton peuple pour son peuple.
43
Et le roi d’Israël alla en sa maison, triste et irrité, et il vint à
Samarie.
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Il est triste de ne trouver chez
Achab aucun sentiment de reconnaissance pour la double victoire que
l'Éternel lui a accordée. Malheureusement, la plupart des hommes sont
ainsi! La grâce de Dieu les laisse insensibles. En la méprisant, ils
outragent Dieu et font leur propre malheur. Christ a vaincu pour nous un
Ennemi infiniment plus puissant et plus cruel que Ben-Hadad et ses
armées. L'avons-nous tous déjà remercié pour cette délivrance glorieuse?
Non seulement nous ne voyons pas
Achab se tourner vers l'Éternel, mais il fait preuve d'une indulgence
coupable en épargnant l'ennemi de Dieu et de son peuple. Pis que cela,
il l'appelle son frère! Dieu intervient et lui envoie un autre
prophète, mais cette fois la voix de la grâce fait place à celle du
jugement.
Comme Achab, il nous arrive d'oublier que le monde est
l'ennemi de Dieu et de son peuple. Or l'humanité se divise en deux
familles seulement: celle de Dieu et celle du diable (Jean 8. 41-44
).
Elles ne peuvent se confondre. Si nous avons le bonheur de faire partie
de la grande famille dont Dieu est le Père, nos frères et nos sœurs
sont tous les enfants de Dieu, mais eux
seuls. |