Les
Proverbes
Chapitre
2
v. 1-5. —
Le fils de la Sagesse «comprend la crainte de
l’Éternel» et «trouve la connaissance de Dieu» quand l’état
de son âme correspond aux révélations qui lui sont faites (v. 1-5). Cet
état d’âme consiste en ce que nous sommes disposés à recevoir les paroles que la
Sagesse nous adresse; à garder dans le secret de notre cœur et à écouter
attentivement, pour nous y soumettre, ce que l’autorité divine nous impose;
disposés à adresser notre voix à l’intelligence pour lui demander de nous
découvrir ce qui nous est obscur (on voit ici le bienfait de la prière pour
découvrir la pensée de Dieu); à rechercher cette connaissance et à l’approfondir
comme un trésor caché, comme une chose infiniment précieuse qu’on cherche à
posséder. Ceci est une grande vérité pratique: La manifestation éclatante des
pensées de Dieu à certains de ses serviteurs dépend de leur état moral et d’une
communion habituelle avec le Seigneur. Ces instruments de Sa grâce ne se
contentent pas d’une connaissance superficielle, facile à acquérir, des pensées
de Dieu; ils désirent les sonder, non pas afin de s’en faire valoir aux yeux des
autres, mais afin de croître personnellement dans cette précieuse connaissance.
Les versets
6-9 appuient cette pensée. Après la description de l’état du cœur qui
convient à la connaissance des pensées de Dieu, ils nous montrent ce que
l’Éternel fait pour ceux qui sont dans cet état: L’Éternel
donne la sagesse. Tel fut le don de la Sagesse à Salomon (1 Rois 3). Il
réunissait les caractères susmentionnés et nous savons combien fut complète la
Sagesse dont il fut revêtu. «De Sa bouche procèdent la
connaissance et l’intelligence». La parole de Dieu communique
l’intelligence de ce que la Sagesse met en lumière. «Il
réserve de sains conseils pour les hommes droits»; Dieu fait de ces
derniers les dépositaires de sains conseils pour d’autres; il prend la défense
de ceux qui sont intègres dans leur conduite; il protège les sentiers de ceux
dont le jugement est conforme à Son caractère; il garde la voie de ceux qui
marchent selon la piété. Il y a de sa part une protection incessante sur ceux
qui suivent, avec des cœurs non partagés, le chemin de la crainte de l’Éternel.
Cet état moral nous rend capables
de discerner (v. 9) tout ce qui plaît à Dieu dans les saints: justice, juste
jugement, droiture, toute bonne voie; et attire sur nous toute la faveur de Dieu
qui nous communique ses pensées secrètes et nous protège merveilleusement tout
le long de notre marche à travers ce monde.
v. 10-12. —
Lorsque la sagesse est reçue dans le cœur, au centre des affections, et que
l’âme trouve son plaisir à l’instruction reçue, la réflexion et l’intelligence
nous sont acquises pour nous sauver de deux dangers: 1° du mauvais chemin
conseillé par les pervers pour nous séparer de Dieu (cf. 12-15; 1:10-19); 2° de
la femme étrangère qui a abandonné ses relations avec son premier mari, le guide
de sa jeunesse, pour lui devenir étrangère en se prostituant à d’autres (v.
16-22).
C’est l’image de l’abandon de
relations selon Dieu pour entrer dans une alliance coupable avec le monde. Cette
femme use de paroles flatteuses, car — notre homme naturel ne le sait que trop —
il y a des attraits dans la corruption. Ah! si le jeune homme insouciant avait
réfléchi que ce chemin conduit à la mort et qu’il n’y a pas de retour possible
aux sentiers de la vie pour celui qui est entré vers cette femme, comme il
aurait reculé avec horreur de tout contact avec elle!
Si cet avertissement est reçu par
le fils de la Sagesse et s’il s’éloigne de ces voies tortueuses, il y aura
bénédiction sur la terre pour lui, selon le gouvernement de Dieu, tandis que les
méchants seront retranchés du pays et arrachés.