Livre du
Lévitique
Chapitres 6 (v. 8) à 7
La fin du chapitre 6, de même que le chapitre 7 tout entier, renferment la loi
des diverses offrandes dont nous nous sommes déjà occupés. La loi du sacrifice
pour le péché et pour le délit présente, cependant, quelques points qui méritent
d’attirer notre attention, avant que nous laissions cette importante section de
notre livre.
La sainteté personnelle de Christ n’est présentée dans aucune des offrandes
d’une manière plus frappante que dans le sacrifice pour le péché. «Parle à Aaron
et à ses fils, en disant: C’est ici la loi du sacrifice pour le péché: au lieu
où l’holocauste sera égorgé, le sacrifice pour le péché sera égorgé devant
l’Éternel:
c’est une chose très sainte…
Quiconque en touchera la chair
sera saint…
Tout mâle d’entre les sacrificateurs en mangera: c’est une chose
très
sainte»
(Chap. 6:18-23). De même, en parlant de l’offrande de gâteau: «C’est une chose
très sainte, comme
le sacrifice pour le péché
et comme le sacrifice pour le délit». C’est des plus remarquables. Le Saint
Esprit n’avait pas besoin, dans l’holocauste, de mettre une telle jalousie à
sauvegarder la sainteté de Christ, mais de peur que l’âme ne perdît de vue cette
sainteté en contemplant la place que le Seigneur a prise dans le sacrifice pour
le péché, les mots, maintes fois répétés: «C’est une chose très sainte», sont là
pour nous la rappeler. Il est vraiment édifiant et rafraîchissant de voir la
sainteté divine et essentielle de la Personne du Christ briller avec éclat au
milieu des profondes et horribles ténèbres du Calvaire. La même idée se remarque
dans «la loi du sacrifice pour le délit» (Chap. 7:1, 6). Le Seigneur Jésus ne
fut jamais plus visiblement présenté comme «le saint de Dieu», que lorsqu’il fut
«fait péché» sur le bois maudit. L’odieux et la noirceur de ce avec quoi il
était identifié sur la croix, ne servait qu’à faire ressortir plus clairement
qu’il était «très saint». Quoique portant le péché, il était sans péché.
Quoiqu’endurant la colère de
Dieu,
il était les délices du
Père.
Quoique privé de la clarté de
Dieu,
il habitait dans le sein du
Père.
Précieux mystère! Qui en sondera les immenses profondeurs? Et que c’est
merveilleux de le trouver si exactement figuré dans «la loi du sacrifice pour le
péché»!
En outre, mes lecteurs doivent chercher à comprendre le sens de l’expression:
«Tout
mâle
d’entre les sacrificateurs en mangera». L’acte cérémoniel de manger la victime
pour le péché, ou la victime pour le délit, était l’expression d’une entière
identification. Mais, pour manger la victime pour le péché, pour faire des
péchés d’un autre les siens propres, il fallait un haut degré d’énergie
sacerdotale, comme l’expriment les mots: «Tout
mâle
d’entre les sacrificateurs». «L’Éternel parla à Aaron: Et moi, voici, je t’ai
donné la charge de mes offrandes élevées, de toutes les choses saintes des fils
d’Israël; je te les ai données, à cause de l’onction, et à tes
fils,
par statut perpétuel. Ceci sera à toi des choses très saintes, qui n’ont pas été
consumées: toutes leurs offrandes, savoir toutes leurs offrandes de gâteau et
tous leurs sacrifices pour le péché, et tous leurs sacrifices pour le délit
qu’ils m’apporteront; ce sont des choses très saintes pour toi et pour
tes
fils.
Tu les mangeras comme des choses très saintes,
tout mâle
en mangera: ce sera pour toi une chose sainte. Et ceci sera à toi: les offrandes
élevées de leurs dons, avec toutes les offrandes tournoyées des fils d’Israël;
je te les ai données, et à tes fils et à
tes filles
avec toi, par statut perpétuel;
quiconque sera pur
dans ta maison en mangera» (Nomb. 18:8-11).
Il fallait une plus abondante mesure d’énergie sacerdotale pour manger de la
victime pour le péché ou pour le délit, que pour avoir part aux offrandes
élevées et tournoyées, en don. Les «filles» d’Aaron pouvaient manger de ces
dernières. Les «fils» seuls pouvaient manger des autres. En général, le mot
«mâle» exprime quelque chose en rapport avec l’idée divine; le mot «femme», avec
le développement humain. Le premier présente la chose dans toute sa force; le
second, dans son imperfection. Combien peu d’entre nous ont une énergie
sacerdotale suffisante à les rendre capables de s’approprier les péchés et les
délits d’un autre! Le Seigneur Jésus l’a fait parfaitement. Il s’appropria les
péchés de son peuple et en porta la peine sur la croix. Il s’est si complètement
identifié avec nous que nous savons, d’une pleine et heureuse certitude, que
toute la question du péché et du délit a été divinement résolue. Si
l’identification de Christ a été parfaite, alors la solution a été parfaite
aussi; et, qu’elle ait été parfaite, la scène du Calvaire le proclame. Tout est
accompli. Le péché, les délits, les exigences de Dieu, les exigences de l’homme,
tout a été éternellement réglé; et maintenant une paix parfaite est le partage
de tous ceux qui, par grâce, reçoivent comme véritable le témoignage de Dieu. Il
est aussi simple que Dieu pouvait le faire, et l’âme qui le croit est rendue
heureuse. La paix et le bonheur du croyant dépendent entièrement de la
perfection du sacrifice de Christ. Il n’est pas question ici de la manière dont
il le reçoit, de ce qu’il en pense ou de ce qu’il sent à cet égard. Il s’agit
simplement qu’il reçoive, par la foi, le témoignage de Dieu, rendu à la valeur
du sacrifice. Béni soit le Seigneur pour son chemin de la paix, si simple et si
parfait. Puissent beaucoup d’âmes troublées être amenées à le comprendre, par le
Saint Esprit!
Nous terminerons ici nos méditations sur l’une des plus riches portions des
Écritures. Nous n’avons pu y glaner que quelques épis. C’est à peine si nous
avons pénétré sous la surface d’une mine inépuisable. Si, cependant, le lecteur
a été conduit, pour la première fois, à considérer les offrandes comme autant de
représentations diverses du grand Sacrifice, et s’il est amené à se jeter aux
pieds du grand Docteur, pour apprendre à connaître mieux ces profondeurs
vivifiantes, un but aura été atteint, pour lequel nous devrons être vivement
reconnaissants.