Livre du
Deutéronome
Chapitres 22 à 25
La partie de notre livre à laquelle nous sommes arrivés, bien que ne demandant
pas beaucoup d’explications, nous enseigne toutefois deux leçons pratiques très
importantes. En premier lieu, plusieurs des institutions et des ordonnances que
nous y trouvons, prouvent, d’une manière frappante, la terrible dépravation du
cœur humain. Elles nous montrent avec évidence, de quoi l’homme est capable
lorsqu’il est laissé à lui-même. N’oublions jamais, en lisant certains passages
de cette portion du Deutéronome, que c’est le Saint Esprit qui les a dictés.
Dans notre prétendue sagesse, nous sommes portés à demander pourquoi de tels
passages ont été écrits, s’il est bien possible qu’ils ont réellement été
inspirés par le Saint Esprit, et de quelle utilité ils peuvent être pour nous?
S’ils ont été écrits pour notre instruction, que nous enseignent-ils donc?
La réponse à toutes ces questions est simple. Les passages mêmes que nous nous
attendrions le moins à trouver dans les pages inspirées, nous montrent, à leur
manière, de quoi nous sommes faits, et la profondeur de notre dépravation
morale. Et cela n’est-il pas d’une grande importance? N’est-il pas utile d’avoir
devant nos yeux un miroir fidèle où nous pouvons voir se réfléchir chaque trait
de notre être moral? Évidemment. On parle beaucoup de la dignité de la nature
humaine, et beaucoup de personnes trouvent difficile d’admettre qu’elles
seraient vraiment capables de commettre quelques-uns des péchés défendus dans
les chapitres dont nous nous occupons, et dans d’autres parties des Écritures;
mais nous pouvons être certains que lorsque Dieu nous dit de ne pas commettre
tel ou tel péché, c’est parce que nous sommes vraiment capables de le commettre.
La sagesse divine n’élèverait jamais une digue s’il n’y avait pas un torrent à
contenir. Il n’y aurait nulle nécessité de dire à un ange de ne pas dérober,
mais le vol est dans la nature de l’homme, et c’est pourquoi le commandement
s’applique à lui. Il en est de même à l’égard de toutes les autres choses
défendues; la défense prouve la tendance. Nous devons admettre ce fait ou alors
dire, ce qui serait un blasphème, que Dieu a parlé pour rien.
Mais plusieurs disent que si quelques êtres dégradés de l’humanité déchue sont
capables de commettre certaines des abominations défendues dans l’Écriture, tous
ne le sont pourtant pas. C’est une complète erreur. Écoutez ce que dit le Saint
Esprit au chapitre 17 du prophète Jérémie: «Le
cœur
est trompeur par-dessus tout, et incurable».
Du cœur de qui parle-t-il? Est-ce du cœur de quelque abominable criminel ou de
quelque grossier païen? Non, c’est du cœur humain en général, de celui de
l’auteur et de celui du lecteur de ces ligues.
Écoutez aussi ce que notre Seigneur Jésus Christ dit à ce sujet: «Car
du cœur
viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les fornications,
les vols, les faux témoignages, les injures».
De quel cœur? Est-ce de celui de quelque misérable être dépravé, indigne de
paraître dans une honnête société? Non, c’est du cœur humain en général, — du
cœur de l’auteur et de celui du lecteur de ces lignes.
N’oublions pas cela: nous avons tous besoin de nous rappeler que si Dieu
retirait un seul instant le secours de sa grâce, il n’y a pas de profondeur
d’iniquité où nous ne serions capables de descendre, et nous pouvons ajouter
avec la plus vive reconnaissance, que c’est sa main pleine de miséricorde qui
nous garde et nous empêche de faire naufrage de toute manière, physiquement,
moralement, spirituellement. Puissions-nous toujours garder cette pensée dans
nos cœurs, afin de marcher avec humilité et vigilance, en nous appuyant sur ce
bras qui seul peut nous soutenir et nous préserver du mal!
Mais nous avons dit qu’il se trouve un autre enseignement précieux dans cette
partie de notre livre. Nous y voyons de quelle manière merveilleuse Dieu
pourvoyait à tout ce qui concernait son peuple. Rien n’échappait à sa tendre
sollicitude; rien n’était au-dessous de ses soins paternels. Une mère n’aurait
pu être plus attentive aux besoins de son enfant, que le Dieu Tout-Puissant,
Créateur et Gouverneur de l’univers, ne l’était aux détails les plus minutieux
de la vie journalière de son peuple. Il les suivait de jour et de nuit, danse la
veille et le sommeil, dans la maison et au dehors. On est rempli d’étonnement,
d’amour et d’adoration, en voyant de quelle manière admirable tout était réglé
et arrangé pour le peuple d’Israël; leurs vêtements, leur nourriture, leur
conduite les uns envers les autres, la construction de leurs maisons, le
labourage et l’ensemencement de leurs champs, et jusqu’aux détails les plus
intimes de leur vie privée, Dieu avait pourvu à tout. Nous voyons par là d’une
manière frappante qu’il n’y a rien de trop petit pour notre Dieu, lorsqu’il
s’agit de son peuple. Il prend un intérêt paternel à ses moindres circonstances.
On est émerveillé de voir le Dieu Très-haut, le Créateur des extrémités de la
terre, Celui qui soutient le vaste univers, daigner donner des directions à
l’égard d’un nid d’oiseau. Mais pourquoi nous en étonner, sachant que c’est la
même chose pour Lui de nourrir un passereau que des milliers d’êtres humains?
Mais le grand fait qui devait toujours être devant chaque membre de l’assemblée
d’Israël, c’était celui de la présence divine au milieu d’eux. Ce fait devait
agir sur toutes leurs habitudes et toute leur conduite. «Car l’Éternel, ton
Dieu, marche au milieu de ton camp pour te délivrer et pour livrer tes ennemis
devant toi;
et ton camp sera saint,
afin qu’il ne voie parmi toi rien de malséant, et qu’il ne se détourne d’avec
toi» (Chap. 23:14).
Quel précieux privilège d’avoir l’Éternel marchant au milieu d’eux! Quel
puissant motif pour avoir une conduite pure et une exquise délicatesse dans
leurs mœurs et dans leurs habitudes journalières! S’il était au milieu d’eux
pour leur assurer la victoire sur leurs ennemis, il y était aussi pour exiger la
sainteté de leur vie. Ils ne devaient jamais un seul instant oublier Celui qui
cheminait avec eux. Et si cette pensée était désagréable à quelques-uns, ce ne
pouvait être qu’à ceux qui n’aimaient pas la sainteté, la pureté et l’ordre
moral. Tous les véritables Israélites devaient être heureux à la pensée qu’ils
avaient, au milieu d’eux, Celui qui ne pouvait tolérer quoi que ce soit de
souillé, de malséant ou d’impur.
Le lecteur chrétien ne manquera pas de saisir la force morale et l’application
de ce principe. Nous avons le privilège d’avoir le Saint Esprit habitant en
nous, individuellement et collectivement. Nous lisons en 1 Cor. 6:19: «Ne
savez-vous pas que
votre corps
est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu? Et vous
n’êtes pas à vous-mêmes».
Ceci est individuel. Chaque croyant est un temple du Saint Esprit, et cette
vérité glorieuse et précieuse est la raison de l’exhortation donnée en Éph.
4:30: «N’attristez
pas
le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la
rédemption».
Combien il est important de garder cette pensée dans nos cœurs! Quel puissant
motif pour cultiver avec soin la pureté du cœur et la sainteté de la vie!
Lorsque nous sommes tentés de nous laisser aller à des pensées, à des
sentiments, à des paroles, qui ne sont pas selon Dieu, quel puissant correctif
que de réaliser le fait que le Saint Esprit, habite dans nos corps comme dans
son temple! Si nous pouvions toujours nous en souvenir, cela nous préserverait
de bien des pensées vagabondes, de bien des paroles légères ou vaines, de bien
des actes inconséquents.
Non seulement le Saint Esprit habite en chaque croyant individuellement, mais il
est aussi dans l’Église collectivement. «Ne savez-vous pas que
vous
êtes le temple de Dieu,
et que l’Esprit de Dieu habite
en vous?»
(1 Cor. 3:16). C’est sur ce fait que l’apôtre fonde son exhortation de 1 Thess.
5:19: «N’éteignez
pas
l’Esprit».
Quelle perfection, dans l’Écriture, et comme toutes ses parties se lient entre
elles! Le Saint Esprit habite en nous individuellement, par conséquent nous ne
devons pas
l’attrister.
Il habite dans l’assemblée, par conséquent nous ne devons pas
l’éteindre,
mais lui donner la place qui lui revient et laisser toute liberté à ses
opérations. Puissent ces grandes vérités pratiques être enracinées dans nos
cœurs, et exercer une plus puissante influence sur notre marche, soit dans la
vie privée, soit dans l’assemblée!
Nous citerons maintenant quelques passages des chapitres auxquels nous sommes
arrivés, passages qui nous montrent clairement la sagesse, la bonté, la
tendresse, la sainteté et la justice qui caractérisaient toutes les
dispensations de Dieu envers son peuple. Prenez, par exemple, ce premier
paragraphe: «Si tu vois le bœuf de ton frère, ou son mouton, égarés,
tu ne te
cacheras pas de devant eux:
tu ne manqueras pas de les ramener à ton frère. Et si ton frère n’est pas près
de toi, ou que tu ne le connaisses pas, tu mèneras la bête dans ta maison; et
elle sera chez toi jusqu’à ce que ton frère la cherche, alors tu la lui rendras.
Et tu feras de même pour son âne, et tu feras de même pour son vêtement, et tu
feras de même pour tout objet perdu que ton frère aura perdu et que tu auras
trouvé:
tu ne pourras pas te cacher.
Si tu vois l’âne de ton frère, ou son bœuf, tombés sur le chemin,
tu ne te
cacheras pas de devant eux:
tu ne manqueras pas de les relever avec lui» (Chap. 22:1-4).
Nous avons ici les deux leçons dont nous avons parlé. Quel tableau humiliant du
cœur humain dans cette seule phrase: «Tu ne pourras pas te cacher!» Nous sommes
capables d’un égoïsme assez vil pour nous dérober aux demandes de sympathie et
de secours de nos frères, pour refuser de nous occuper de leurs intérêts, pour
prétendre ne pas voir le besoin qu’ils ont de notre aide. Tel est l’homme; tels
nous sommes tous!
Mais comme le caractère de notre Dieu brille dans ce passage! Le bœuf d’un
frère, ou son mouton, ou son âne, ne devait point être abandonné, mais ramené,
soigné, et rendu sain et sauf à son propriétaire. De même pour les vêtements.
Que c’est touchant! Nous sentons le souffle de la présence divine, la pure
atmosphère de la bonté, de la tendresse et de la sollicitude divines. Quel
immense et saint privilège que d’être conduit, dirigé et formé par des
ordonnances et des statuts aussi parfaits!
Voyons encore dans le passage suivant la preuve évidente de la sollicitude
divine: «Si tu bâtis une maison neuve, tu feras un parapet à ton toit, afin que
tu ne mettes pas du sang sur ta maison, si quelqu’un venait à en tomber».
L’Éternel voulait que son peuple eût des soins et des égards pour autrui, et par
conséquent, quand ils bâtissaient leurs maisons, ils ne devaient pas seulement
penser à eux-mêmes et à leurs convenances, mais aussi à la sûreté des autres.
Les chrétiens ne peuvent-ils rien apprendre de cela? Combien ne Sommes-nous pas
portés à ne penser qu’à nous-mêmes, à nos propres intérêts, à notre confort, à
nos convenances? Qu’il est rare que nous pensions aux autres, lorsque nous
bâtissons ou meublons nos maisons! Hélas! le moi est trop souvent notre mobile
dans toutes nos entreprises, et il n’en peut être autrement à moins que le cœur
ne soit gouverné par les motifs qui appartiennent au christianisme. Il faut que
nous vivions dans la pure et céleste atmosphère de la nouvelle création pour
pouvoir planer au-dessus du vil égoïsme qui caractérise l’humanité déchue. Tout
homme inconverti, quel qu’il soit, n’a que le moi pour mobile, sous une forme ou
sous une autre. Le moi est le centre, l’objet, le mobile de toutes les actions.
Il est vrai qu’il y a des personnes plus aimables, plus affectueuses, plus
charitables, plus désintéressées, moins égoïstes que d’autres; mais il est
impossible que «l’homme naturel» puisse être dirigé par des motifs spirituels,
ou qu’un homme charnel soit stimulé par les choses célestes. Hélas! nous devons
avouer avec une profonde humiliation, que nous qui faisons profession d’être
spirituels, nous ne sommes que trop portés à vivre pour nous-mêmes, à rechercher
nos propres intérêts, à consulter nos aises et nos convenances. Dès qu’il s’agit
du moi, nous sommes tout zèle et toute énergie.
Tout cela est triste et humiliant, et ne serait pas si nous prenions davantage
Christ comme notre grand exemple et notre modèle en toutes choses. L’occupation
constante du cœur avec Christ, voilà le vrai secret de tout christianisme
pratique. Ce ne sont pas les règles et les règlements qui nous feront être
semblables à Christ dans notre conduite, notre esprit, nos manières. Il nous
faut être imprégnés de son Esprit, marcher sur ses traces, sonder ses gloires
morales, et alors nous serons rendus conformes à son image. «Or nous tous,
contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en
la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit» (2 Cor.
3:18).
Les importantes instructions pratiques que nous trouvons dans les versets 9-11,
s’appliquent d’une manière remarquable à tous les ouvriers du Seigneur. «Tu ne
sèmeras pas ta vigne de
deux espèces de semence,
de peur que la totalité de la semence que tu as semée et le rapport de ta vigne
ne soient sanctifiés».
Quel principe important! Le comprenons-nous réellement? En voyons-nous la vraie
application spirituelle? Il est à craindre qu’il n’y ait bien des «espèces de
semence» semées dans la soi-disant vigne spirituelle d’aujourd’hui. Combien de
«philosophie»
et de «vaines déceptions»,
combien de «science, faussement ainsi nommée»,
et «d’éléments du monde»,
ne trouvons-nous pas mélangés avec l’enseignement et les prédications dans
l’église professante! Combien peu la pure semence de la parole de Dieu, la
«semence incorruptible» du précieux évangile de Christ est semée dans le champ
de la chrétienté de nos jours! Un petit nombre seulement de ceux qui sèment se
contentent de s’en tenir à ce que renferme l’Écriture comme matériaux de leur
ministère; et ceux qui, par la grâce de Dieu, sont assez fidèles pour le faire,
sont considérés comme des hommes qui n’ont qu’une idée, des hommes de la vieille
école, étroits et arriérés.
Eh bien! que Dieu bénisse les hommes qui n’ont qu’une idée, les hommes de la
précieuse école de l’enseignement apostolique! Nous les félicitons, de tout
notre cœur, de leur heureuse étroitesse et de ce qu’ils restent en arrière de
ces sombres temps d’incrédulité. Nous savons parfaitement à quoi nous nous
exposons en nous exprimant de la sorte, mais peu nous importe. Nous sommes
persuadés que tout vrai serviteur de Christ doit être un homme d’une seule idée,
et cette idée c’est Christ; il doit appartenir à la plus ancienne école, celle
de Christ; il doit être aussi étroit que la vérité de Dieu, et refuser avec la
plus grande fermeté de faire un seul pas du côté de ce siècle incrédule. Nous ne
saurions douter que les efforts que font les prédicateurs et les docteurs de la
chrétienté, pour se maintenir au niveau de la littérature du jour, n’expliquent,
en grande mesure, les progrès rapides du rationalisme et de l’incrédulité. Ils
se sont écartés de la Sainte Écriture, et ont cherché à orner leur ministère des
ressources de la philosophie, de la science et de la littérature. Ils ont pensé
plus à l’intelligence qu’au cœur et à la conscience. Les précieuses doctrines de
la Sainte Écriture, le lait pur de la Parole, l’évangile de la grâce de Dieu et
de la gloire de Christ, ont été jugés insuffisants pour attirer et conserver de
grandes congrégations. Tout comme Israël avait méprisé la manne, s’en était
dégoûté, et l’appelait une nourriture légère, de même l’église professante s’est
dégoûtée des pures doctrines de ce glorieux christianisme révélé dans les pages
du Nouveau Testament, et a soupiré après quelque chose qui plaise à
l’intelligence et qui nourrisse l’imagination. Les doctrines de la croix dans
lesquelles se glorifiait l’apôtre, ont perdu leur attrait, et quiconque est
assez fidèle pour s’en tenir uniquement à ces doctrines dans son ministère, peut
être assuré de ne pas être populaire.
Néanmoins, que tous les vrais et fidèles ministres de Christ, que tous les
véritables ouvriers dans sa vigne, s’appliquent à suivre le principe spirituel
exposé en Deut. 22:9; qu’ils se refusent résolument à semer «deux espèces de
semence» dans la vigne spirituelle; qu’ils se bornent, dans leur ministère, aux
«paroles de la foi et de la bonne doctrine»,
et qu’ils cherchent toujours à «exposer justement la parole de la vérité»,
afin de n’être pas couverts de honte, mais de recevoir une pleine récompense
dans ce jour où l’œuvre de chacun sera éprouvée. Nous pouvons être assurés que
la parole de Dieu — la pure semence — est la seule que doive employer l’ouvrier
spirituel. Nous ne méprisons point l’instruction, loin de là, nous la
considérons comme très précieuse, quand elle est à sa vraie place. Les
faits
de la science et les ressources d’une saine philosophie peuvent aussi servir à
développer et à expliquer les vérités de la Sainte Écriture. Nous voyons le
Maître lui-même et ses apôtres, faire usage, dans leur enseignement public, des
faits de l’histoire et de la nature; et personne ne songerait à mettre en doute
la valeur et l’importance d’une connaissance suffisante des langues originales
hébraïque et grecque, pour l’étude particulière et l’exposition publique de la
parole de Dieu.
Mais admettre tout cela, ne touche en rien le grand principe pratique qui nous
occupe, et tous les serviteurs de Christ sont tenus de reconnaître que le Saint
Esprit est la seule puissance, et la Sainte Écriture la seule autorité, de tout
vrai ministère dans l’Évangile et dans l’Église de Dieu. Si cela était mieux
compris et plus fidèlement pratiqué, nous verrions partout, dans la vigne de
Christ, un état de choses bien différent.
Mais nous devons terminer nos chapitres. Nous avons traité ailleurs le sujet du
«joug mal assorti». Les Israélites ne devaient pas labourer avec un bœuf et un
âne accouplés ensemble, et ils ne devaient pas se vêtir d’un drap tissé de
diverses matières, comme de laine et de lin. L’application spirituelle de ces
deux défenses est aussi simple qu’elle est importante. Le chrétien ne doit pas
s’associer avec un incrédule pour quoi que ce soit, que le lien soit domestique,
religieux, philanthropique ou commercial; il ne doit pas non plus se laisser
diriger par des principes mélangés. Il faut que son caractère soit formé et que
sa conduite soit gouvernée par les principes purs et élevés de la parole de
Dieu. Puisse-t-il eu être ainsi de tous ceux qui s’appellent chrétiens!